14 États américains poursuivent Elon Musk, à la tête du DOGE : ses pouvoirs sont-ils inconstitutionnels ?
Le milliardaire de la technologie Elon Musk, nommé par Trump à la tête du ministère de l'Efficacité gouvernementale (DOGE), est poursuivi par 14 États qui estiment qu'il détient des pouvoirs « inconstitutionnels ». Dans leur plainte déposée devant le tribunal, les États soutiennent que M. Musk dispose de « pouvoirs incontrôlés ».
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14 États, affirmant que la nomination d'Elon Musk à la tête du DOGE est inconstitutionnelle, ont intenté un procès contre lui ainsi que contre le président américain Donald Trump. Dans la plainte, qui porte sur l'accès du DOGE aux données des institutions gouvernementales, il est précisé que l'organisme et M. Musk ont été dotés de pouvoirs « quasi illimités ».
Le Nouveau-Mexique, l'Arizona, la Californie, le Connecticut, Hawaï, le Maryland, le Massachusetts, le Minnesota, le Nevada, l'Oregon, le Rhode Island, le Vermont, Washington et le Michigan ont annoncé avoir déposé plainte contre Trump, Musk et le DOGE. La plainte déposée par ces 14 États soutient que la fonction de M. Musk en tant que directeur du DOGE est inconstitutionnelle.
Alors que les pouvoirs accordés au milliardaire américain sont qualifiés de « pouvoir illimité et incontrôlé », la plainte déposée devant le tribunal contient les déclarations suivantes :
« Le président Trump, inconscient du risque que cette situation fait peser sur la nation, a accordé à M. Musk des pouvoirs pratiquement incontrôlés sans autorisation légale appropriée du Congrès ni surveillance raisonnable de ses activités. »
Selon les informations du journal The Hill, la plainte souligne que M. Musk n'a pas été nommé pour son poste par un processus de confirmation sénatoriale, affirmant qu'il est inconstitutionnel pour le milliardaire américain de diriger le DOGE.
Les manifestations contre Musk et le DOGE organisées à Washington se poursuivent depuis le 28 janvier
LA RÉACTION D'ELON MUSK FACE À LA JUSTICE
La plainte soutient que M. Musk a « transformé le pouvoir initialement limité à la gestion des sites web gouvernementaux en une représentation du chaos, sans aucune restriction et en violation de la séparation des pouvoirs », et demande la fin des prérogatives du milliardaire. Par ailleurs, M. Musk a réagi sur son compte X (anciennement Twitter) aux récentes poursuites engagées contre les décrets présidentiels de Trump.
Dans sa déclaration, M. Musk a écrit :
« Si n'importe quel juge, n'importe où, peut arrêter chaque action présidentielle partout, alors nous ne vivons pas dans une démocratie. »
Le DOGE, dirigé par Musk, a été créé par Donald Trump, qui a prêté serment le 20 janvier en tant que président des États-Unis, avec pour objectif de « prévenir le gaspillage fédéral ». Les activités menées par l'organisme depuis le 20 janvier ont conduit à l'organisation de manifestations contre le DOGE et Musk à Washington.