19 morts, dont 18 femmes, dans un attentat terroriste à Manbij : le YPG/PKK est-il derrière l'attaque ?

Au moins 19 personnes ont perdu la vie dans l'explosion d'un véhicule piégé dans le nord de la Syrie. Les autorités syriennes soupçonnent les terroristes du YPG/PKK d'être à l'origine de l'attentat.

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Aujourd'hui (3 février), l'explosion d'une bombe placée dans un véhicule à Manbij, sous le contrôle de l'Armée nationale syrienne (ANS), a fait au moins 19 morts. Il a été rapporté que 18 des victimes sont des femmes. Après la chute de la dictature d'Assad, Manbij avait été reprise au YPG/PKK par le nouveau gouvernement syrien.

Le véhicule a explosé à l'extérieur de la ville de Manbij, à proximité d'un autre véhicule transportant principalement des ouvrières agricoles.

Selon les informations de l'Associated Press (AP), 15 femmes ont également été blessées dans l'attaque. S'exprimant auprès de l'AP, le directeur adjoint de la Défense civile syrienne, Mounir Mustafa, a déclaré qu'il s'agissait de la septième explosion de véhicule piégé à Manbij en un peu plus d'un mois.

Mustafa a souligné que les attaques à Manbij, ville voisine d'Alep, la deuxième plus grande ville de Syrie, menacent la sécurité et le redressement économique de la Syrie après la guerre.

Indiquant que la plupart des explosions ont eu lieu la nuit, Mustafa a déclaré ce qui suit :

''La poursuite des attaques contre les zones civiles en Syrie et le ciblage des civils qui tentent de se remettre des effets de la guerre du régime d'Assad... menacent la vie des civils, aggravent les tragédies humanitaires, affaiblissent les activités éducatives et agricoles ainsi que les moyens de subsistance, et détériorent la situation humanitaire en Syrie.''

L'activiste et journaliste de Manbij, Jamil al-Sayyid, a précisé concernant les efforts des habitants de Manbij pour renforcer les mesures de sécurité :

'La population de Manbij, en plus de se concentrer sur la protection de certains quartiers de la ville, déploie des efforts pour installer des caméras de surveillance dans les principaux quartiers de la ville.'

L'ANS avait repris la ville aux terroristes du YPG/PKK en décembre. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'explosion.