Au Zimbabwe, les manifestations contre le projet de prolongation du mandat présidentiel ont été empêchées

Au Zimbabwe, les manifestations organisées contre le projet de prolongation du mandat du président Emmerson Mnangagwa jusqu'en 2030 ont été empêchées.

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Selon les informations parues dans la presse nationale, des manifestations ont été organisées dans la capitale, Harare, et dans d'autres grandes villes du pays pour protester contre le projet de prolongation du mandat de Mnangagwa jusqu'en 2030.

Les forces de sécurité sont intervenues massivement pour empêcher les manifestations organisées par des anciens combattants de la guerre d'indépendance.

Alors que les mesures de sécurité ont été renforcées à Harare, Bulawayo et dans d'autres villes, les commerces, les écoles et les marchés sont restés en grande partie fermés, tandis que des équipes de police patrouillaient dans les rues désertes.

Dans un communiqué, la police a indiqué que la situation dans le pays était actuellement calme et a encouragé la population à reprendre ses activités quotidiennes.

Le communiqué précise qu'à l'ouest de Harare, un petit groupe de manifestants a scandé des slogans tels que "Nous refusons 2030", et que la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Certains analystes soulignent que, malgré le fait que les manifestations aient été largement empêchées, la stagnation économique actuelle pourrait envoyer un message fort au gouvernement.

L'analyste politique Ibbo Mandaza a déclaré : "La grève de la population est un message fort du peuple zimbabwéen. Ceux qui sont au pouvoir doivent prendre cette situation au sérieux."

Le parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF), avait annoncé en janvier son intention de prolonger le mandat de Mnangagwa de deux années supplémentaires.

Cette manœuvre de Mnangagwa, arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'État militaire en 2017 et qui effectue actuellement son dernier mandat, suscite des réactions hostiles de la part de l'opposition et de ses anciens alliés.

Bien que Mnangagwa ait affirmé à plusieurs reprises ne pas avoir l'intention de prolonger son mandat, les anciens combattants soutiennent qu'il tente de faire avancer ce projet par l'intermédiaire de députés.

La Constitution du Zimbabwe autorise les présidents à effectuer au maximum deux mandats, soit un total de 10 ans. Cependant, l'amendement proposé par le ZANU-PF vise à prolonger cette période jusqu'en 2030.