Cessez-le-feu prolongé en Syrie
Le ministère syrien de la Défense a annoncé que la durée du cessez-le-feu a été prolongée de 15 jours supplémentaires, à compter du 24 janvier 2026 à 23h00.
12punto
Le cessez-le-feu entre l'administration syrienne et les FDS a été prolongé de 15 jours.
Le ministère syrien de la Défense a fourni des informations sur le nouveau processus de cessez-le-feu conclu avec l'organisation terroriste FDS dans une déclaration publiée sur son compte sur la plateforme de médias sociaux de l'entreprise américaine X.
Dans la déclaration indiquant que le cessez-le-feu a été prolongé de 15 jours, les expressions suivantes ont été utilisées :
"Nous annonçons la prolongation de 15 jours de la période de suspension de toutes les opérations de l'Armée arabe syrienne, à compter du 24 janvier 2026 à 23h00."
Abordant la raison de la prolongation de la durée du cessez-le-feu avec l'organisation terroriste FDS, la déclaration a précisé que cette prolongation est due au processus de transfert par les États-Unis de détenus membres de Daech depuis les prisons sous contrôle des FDS vers l'Irak.
Le cessez-le-feu temporaire de 4 jours conclu entre l'administration syrienne et les FDS a pris fin à 20h00 (heure turque).
Aucune déclaration n'a encore été faite par l'administration syrienne quant à savoir si le cessez-le-feu a été prolongé ou non.
S'exprimant auprès de l'agence de presse officielle syrienne SANA, un responsable syrien dont le nom n'a pas été divulgué a souligné que la période accordée pour le cessez-le-feu était terminée, indiquant que "l'administration de Damas évalue les options".
L'opération lancée par l'armée syrienne le 16 janvier contre l'organisation terroriste FDS dans les régions situées à l'ouest de l'Euphrate s'était ensuite étendue à l'est du fleuve avec la participation de tribus, et la majeure partie des terres occupées par l'organisation était passée sous le contrôle de l'administration syrienne.
L'accord de cessez-le-feu et d'intégration totale conclu le 18 janvier entre l'administration de Damas et les FDS comprend des dispositions telles que le retrait total de l'organisation des provinces de Raqqa et de Deir ez-Zor à l'est de l'Euphrate, le transfert des institutions publiques d'Al-Hasakah à l'État, le maintien de tous les postes frontaliers et des ressources énergétiques sous le contrôle de l'autorité centrale, ainsi que l'intégration individuelle des éléments des FDS dans les forces de sécurité.
Les affrontements avaient repris le 19 janvier après que les FDS ont refusé de respecter l'accord.
L'administration syrienne avait annoncé, dans une déclaration faite le 20 janvier, qu'elle accordait un délai de 4 jours à l'organisation terroriste YPG pour l'intégration et qu'elle avait déclaré un cessez-le-feu.
UN CORRIDOR HUMANITAIRE SERA OUVERT POUR LES CIVILS
L'armée syrienne a annoncé qu'un corridor humanitaire serait ouvert pour les civils se trouvant à Al-Hasakah, sous l'occupation de l'organisation terroriste FDS, et que des options opérationnelles étaient à l'étude.
126 ENFANTS LIBÉRÉS
À la suite des opérations menées par les forces de sécurité syriennes contre les éléments des FDS, branche syrienne de l'organisation terroriste PKK/YPG, de nombreux enfants retenus prisonniers par les FDS ont été secourus hier soir à la prison d'Al-Aktan, dans la province de Raqqa, dont le contrôle a été repris. Des sources de sécurité syriennes ont déclaré à la presse locale que les Forces de sécurité intérieure syriennes avaient libéré 126 prisonniers âgés de moins de 18 ans. S'adressant aux journalistes, un enfant a raconté avoir subi diverses tortures pendant sa détention par les FDS.
Des sources locales ont noté que les enfants secourus ont été emmenés au Palais de justice de Raqqa pour retrouver leurs familles.
Appel des familles pour la libération de leurs proches
Ce développement survient alors que des familles, affirmant que leurs proches ont été arrêtés par les FDS sur la base d'"accusations infondées ou délibérées", se sont rassemblées autour de la prison, et que les attentes concernant la libération des personnes enfermées par l'organisation terroriste augmentent. Dans ce contexte, le ministère syrien de l'Intérieur a ouvert une enquête approfondie sur les détenus incarcérés à la prison d'Al-Aktan.
Certains responsables gouvernementaux se sont adressés aux familles, confirmant que toutes les personnes arrêtées injustement seraient libérées dans les plus brefs délais. Cependant, les autorités ont souligné que ce processus nécessite un examen minutieux du dossier de chaque détenu au cas par cas. Les responsables ont souligné que certains détenus ont été condamnés pour des crimes de droit commun tels que le trafic de drogue, le meurtre et le viol, et ont précisé que les FDS maintenaient auparavant tous les détenus dans le même établissement sans aucune classification. La déclaration indique qu'un examen des dossiers et un contrôle juridique sont obligatoires avant la libération de tout détenu.
Après la reprise du contrôle de la prison d'Al-Aktan par l'armée syrienne hier soir, le ministère syrien de l'Intérieur avait déclaré : "Des équipes spécialisées ont été formées par le département de lutte contre le terrorisme et d'autres institutions concernées afin de prendre en charge les missions de protection et de sécurisation de la prison, ainsi que de maîtriser la situation sécuritaire à l'intérieur."