Choïgou : Poutine avait accepté cette proposition de la Turquie, mais Kiev l'a rejetée

Le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, a déclaré que l'Ukraine tentait de forcer la Russie à négocier selon ses propres conditions. Choïgou a souligné que, suite à une proposition de la Turquie, la Russie était prête à cesser ses attaques contre les installations énergétiques en Ukraine, mais que le refus de cet accord par l'Ukraine avait été une surprise.

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L'ancien ministre russe de la Défense et actuel secrétaire du Conseil de sécurité, Sergueï Choïgou, a fait des déclarations importantes.

Indiquant qu'après ses attaques contre la région de Koursk, l'Ukraine tente de forcer la Russie à négocier selon ses propres conditions, Choïgou a révélé qu'avant l'incursion des forces armées ukrainiennes, la Russie était prête, sur proposition de la Turquie, à cesser les attaques contre les installations énergétiques en Ukraine. Cependant, le refus de cet accord par l'Ukraine a constitué une grande surprise pour la Russie.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision Rossiya 24, Choïgou a précisé que la Turquie avait soumis à Moscou une proposition visant à ne pas attaquer les installations énergétiques, les sites nucléaires et les flottes commerciales en mer Noire, et que Poutine avait accepté cette proposition. Il a toutefois ajouté que Kiev avait renoncé à cet accord peu de temps après.

APRÈS L'ATTAQUE DE KOURSK, LA RUSSIE A SUSPENDU LES NÉGOCIATIONS

Dans ce contexte, le Washington Post avait écrit en août que l'Ukraine et la Russie prévoyaient de négocier, sous la médiation du Qatar, l'arrêt des attaques contre les infrastructures énergétiques. Cependant, après l'attaque contre la région de Koursk, Moscou a suspendu ces pourparlers. Le ministère russe des Affaires étrangères a nié l'existence de ces négociations.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la Russie et l'Ukraine n'avaient pas conclu d'accord clair concernant les attaques contre les installations énergétiques. Commentant les propos de Sergueï Choïgou selon lesquels Vladimir Poutine était prêt à cesser les attaques contre les installations énergétiques en Ukraine, Peskov a déclaré : "Il n'y avait pas d'accord explicite".

Selon lui, face à la situation dans la région de Koursk, où les affrontements avec les forces armées ukrainiennes (AFU) se poursuivent depuis le 6 août, "il est désormais difficile d'imaginer qu'un quelconque accord puisse être conclu".

DOMMAGES IMPORTANTS AUX INFRASTRUCTURES ÉNERGÉTIQUES UKRAINIENNES

Selon Choïgou, le refus de l'Ukraine d'accepter l'accord a conduit Moscou à reprendre les attaques contre les installations énergétiques.

Ces attaques russes ont causé des dommages considérables aux infrastructures énergétiques ukrainiennes le 26 août, et le président ukrainien Zelensky a déclaré qu'il s'agissait de l'une des plus grandes attaques depuis le début du conflit.

Poutine a souligné qu'il ne rejetait pas totalement les négociations avec l'Ukraine, mais que celle-ci devait d'abord mettre fin à ses actions "provocatrices".