Décision d'Israël concernant le point de passage de Rafah
Le gouvernement israélien a décidé d'ouvrir aujourd'hui le point de passage de Rafah, revenant sur les sanctions qu'il avait annoncé vouloir appliquer au Hamas.
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Selon les informations de la chaîne de télévision publique israélienne KAN, le gouvernement israélien a décidé de lever les sanctions qui devaient être appliquées aujourd'hui à l'encontre du Hamas.
D'après les informations recueillies, la volonté politique en Israël a approuvé l'ouverture, comme prévu, du point de passage de Rafah reliant Gaza à l'Égypte, ainsi que la poursuite du passage de l'aide humanitaire conformément à l'accord.
Des sources ont indiqué que le fait que le Hamas ait remis, durant la nuit, 4 corps supplémentaires de prisonniers israéliens décédés dans la bande de Gaza, et que d'autres dépouilles devaient être remises aujourd'hui, a joué un rôle déterminant dans la décision d'Israël de lever les sanctions.
QUE S'EST-IL PASSÉ ?
Malgré l'accord de cessez-le-feu conclu avec le Hamas, Israël avait annoncé mercredi dernier qu'il n'ouvrirait pas le point de passage de Rafah, qui permet l'accès à la bande de Gaza via l'Égypte.
Le gouvernement israélien avait justifié cette décision par le retard pris par le Hamas dans la remise de toutes les dépouilles des prisonniers israéliens décédés en sa possession.
Cependant, dans le cadre de l'échange de prisonniers, le Hamas a remis durant la nuit les corps de 4 prisonniers israéliens supplémentaires à la Croix-Rouge. Ainsi, dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers, le Hamas a remis 8 des 28 corps de prisonniers décédés à Gaza.
Il avait été précisé que, compte tenu des destructions causées par les attaques et l'occupation menées par Israël à Gaza pendant deux ans, il était difficile pour le Hamas de localiser toutes les dépouilles, une situation qui avait été reconnue par les parties dans l'accord de cessez-le-feu.
Dans ce contexte, il avait été décidé de créer un comité composé de représentants de la Turquie, du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis afin de faciliter la localisation des corps des prisonniers israéliens décédés à Gaza.