Donald Trump sous le coup d'une interdiction de s'exprimer

Le juge Juan Merchan a imposé une interdiction de s'exprimer à l'ancien président américain Donald Trump dans le cadre du procès pénal le visant pour le versement de « pots-de-vin » à l'actrice de films pour adultes Stormy Daniels lors de la campagne présidentielle de 2016.

İHA

Le juge Juan Merchan a rendu une nouvelle décision dans l'un des quatre procès pénaux visant l'ancien président américain Donald Trump, celui concernant le versement de « pots-de-vin » à l'actrice de films pour adultes Stormy Daniels lors de la campagne présidentielle de 2016. Le juge Merchan a imposé à M. Trump une interdiction de s'exprimer sur le dossier.

Le juge Merchan a interdit à M. Trump de faire des déclarations visant à interférer avec le procès concernant les avocats, le personnel du tribunal, les procureurs ou les membres de leur famille, ainsi que de faire des commentaires sur les jurés potentiels ou effectifs. 

Le juge Merchan a rappelé que M. Trump avait l'habitude de faire des déclarations « menaçantes, incendiaires ou dénigrantes » à l'encontre de personnes à tous les niveaux du système judiciaire, y compris les jurés.

À PROPOS DE L'AFFAIRE DES « POTS-DE-VIN »

L'actrice de films pour adultes Stormy Daniels avait affirmé avoir signé un accord en 2016 en échange d'un paiement de 130 000 dollars pour garder le silence sur leur relation. Mme Daniels avait soutenu que l'accord était invalide car il n'avait pas été signé par M. Trump. Ce dernier a, pour sa part, démenti les allégations de Mme Daniels. 

Cependant, Michael Cohen, qui était l'avocat de M. Trump avant la campagne électorale de 2016, a confirmé avoir versé 130 000 dollars à Mme Daniels pour le compte de M. Trump, en utilisant ses propres fonds. M. Cohen a par la suite affirmé avoir été remboursé d'environ 420 000 dollars par les entreprises de M. Trump, primes incluses. 

M. Cohen avait été placé en détention dans le cadre de l'enquête sur la campagne électorale de M. Trump pour des accusations de « fraude fiscale » et de « parjure devant le Congrès ». Il avait plaidé coupable de neuf chefs d'accusation fédéraux, dont des violations du financement de campagne, et avait été condamné à trois ans de prison en décembre 2018.

Le 4 avril de l'année dernière, M. Trump avait comparu devant le tribunal dans le cadre de l'affaire où il est accusé d'avoir falsifié des documents financiers pour dissimuler ledit paiement. Après avoir entendu les charges retenues contre lui, il avait rejeté l'ensemble des 34 chefs d'accusation. La première audience du procès débutera le 15 avril avec la sélection du jury.