Iran : deux journalistes condamnées à la prison pour avoir révélé la mort de Mahsa Amini
En Iran, deux journalistes ayant révélé la mort de Mahsa Amini ont été condamnées à 6 et 7 ans de prison pour collaboration avec les États-Unis et participation à un complot contre la sécurité de l'État.
12punto
En Iran, deux journalistes qui avaient rendu publique la mort de Mahsa Amini, décédée après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour port de tenue inappropriée, ont été condamnées à 6 et 7 ans de prison.
L'agence de presse judiciaire Mizan a annoncé que la journaliste de 36 ans, Elaheh Mohammadi, accusée de 'collaboration avec les États-Unis et de participation à un complot contre la sécurité de l'État', a été condamnée à 6 ans de prison.
Selon les informations rapportées par euronewsTürkçe, la photojournaliste de 31 ans, Niloufar Hamedi, a quant à elle été condamnée à 7 ans de prison pour les mêmes chefs d'accusation.
Les deux journalistes, détenues à Téhéran depuis septembre de l'année dernière, ont vu leur procès débuter en mai.
LA RÉVOLTE EN IRAN APRÈS LA MORT D'AMINI
Mahsa Amini avait été arrêtée le 16 septembre 2022 par la police des mœurs iranienne pour port de tenue inappropriée, et était décédée alors qu'elle se trouvait en détention.
Sa mort sous surveillance policière a poussé des millions de personnes à descendre dans la rue à travers tout le pays, et les forces de sécurité iraniennes ont réprimé les manifestations par la force.
Ces mouvements, qui se sont transformés en une forme de révolte, ont été interprétés comme l'un des plus grands défis auxquels les autorités iraniennes ont été confrontées depuis la révolution de 1979.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF), basée à Paris, a annoncé que 79 journalistes ont été arrêtés en un an et que 12 d'entre eux sont actuellement en prison.
Le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, décerné chaque année par le Parlement européen dans le domaine des droits de l'homme et de la liberté de pensée, a été attribué cette année à Mahsa Amini, décédée l'an dernier en Iran, ainsi qu'au mouvement « Femme, Vie, Liberté » en Iran.
Autres actualités
-
Le verdict est attendu demain dans l'affaire H.K.G., impliquant le fondateur de la fondation Hiranur, Yusuf Ziya Gümüşel, Kadir İstekli et Fatıma Gümüşel -
Netanyahu : « Nous mettons en garde l'Iran et le Hezbollah, ne testez pas notre volonté » -
Le président Erdoğan s'est entretenu avec le président iranien Raïssi