Israël n'a toujours pas approuvé le « cessez-le-feu et l'échange de prisonniers » : Netanyahou va-t-il revenir sur l'accord ?

Malgré les annonces selon lesquelles un accord sur un cessez-le-feu et un échange de prisonniers à Gaza aurait été conclu, le cabinet de sécurité israélien chargé de valider cet accord ne s'est pas réuni. La presse israélienne affirme que Netanyahou « évite » de donner son approbation.

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En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahou évite de valider l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers à Gaza, malgré les déclarations du président élu des États-Unis, Donald Trump, et du Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, affirmant que les parties étaient parvenues à un consensus.

Bien que le président élu américain Donald Trump ait annoncé qu'un accord sur un cessez-le-feu et un échange de prisonniers à Gaza avait été conclu, Netanyahou a reporté la réunion du cabinet de sécurité restreint qui devait se tenir pour valider l'accord, accusant le Hamas de « ne pas respecter les engagements pris dans l'accord ».

S'exprimant auprès du journal Yedioth Ahronoth, un responsable israélien ayant requis l'anonymat a estimé qu'il était peu probable que la réunion du cabinet restreint, où l'accord doit être soumis au vote, se tienne ce jeudi.

Le responsable israélien a néanmoins partagé l'avis que l'accord entrerait en vigueur au jour et à l'heure annoncés par le Qatar.

Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avait annoncé les détails de l'accord lors d'une déclaration le 16 janvier, précisant que le cessez-le-feu débuterait dimanche

NETANYAHOU ACCUSE LE HAMAS DE ROMPRE L'ACCORD

Le bureau du Premier ministre israélien a accusé le groupe palestinien de modifier le projet d'accord, affirmant que le Hamas était revenu sur certains points de l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers à Gaza.

En réponse, le membre du bureau politique du Hamas, Izzat al-Rishq, a souligné que le mouvement restait attaché à l'accord annoncé par les médiateurs.

Selon une information du journal The Times of Israel, l'équipe de négociation israélienne poursuit ses discussions à Doha sur les points de désaccord concernant le cessez-le-feu et l'échange de prisonniers à Gaza, des divergences subsistant notamment sur les noms des prisonniers palestiniens à libérer et sur certains détails techniques.

Des informations en coulisses, relayées par la presse israélienne, indiquent que le Premier ministre Netanyahou attend le retour de la délégation israélienne, qui continue de négocier les détails de l'accord, pour rentrer au pays.

De même, des analyses suggèrent que Netanyahou tente de convaincre ses partenaires de coalition d'extrême droite, qui ont menacé de faire tomber le gouvernement si un accord était conclu.

Selon des reportages dans la presse internationale, Netanyahou pourrait prolonger la guerre à Gaza pour ne pas perdre son siège de Premier ministre

CRAINT-IL LA CHUTE DU GOUVERNEMENT ?

Il est de notoriété publique que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou subit la pression du ministre de la Sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben-Gvir, et du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, qui s'opposent frontalement à l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers à Gaza, dont la conclusion a été annoncée.

La presse a également rapporté qu'un retard dans l'approbation officielle de l'accord par Israël serait dû à l'inquiétude de Netanyahou face à un éventuel retrait des partis d'extrême droite Force juive et Sionisme religieux du gouvernement.

Par ailleurs, dans un reportage de la chaîne de télévision Canal 12 citant des responsables israéliens, il est indiqué que la réunion du cabinet de sécurité, où l'accord doit être voté, devrait être « tendue » en raison de l'opposition du ministre des Finances d'extrême droite, Smotrich, et du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.

Le ministre de la Sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben-Gvir, avait invité l'autre figure d'extrême droite de la coalition, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, à coopérer pour bloquer l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers à Gaza.

Cependant, le parti d'extrême droite Sionisme religieux a donné aujourd'hui un feu vert « conditionnel » à la première phase de l'accord avec le Hamas. Le parti d'extrême droite a inclus parmi ses conditions pour « rester au gouvernement » la reprise des attaques contre Gaza « avec pour objectif l'anéantissement du Hamas » une fois la première phase du cessez-le-feu et les échanges mutuels de prisonniers terminés.

Le ministre des Finances Smotrich a publié hier un message sur la plateforme X, annonçant qu'il tenterait de faire tomber le gouvernement si l'accord de cessez-le-feu était approuvé par Netanyahou