Israël reconnaît le Somaliland comme un « pays »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la décision de reconnaître la région séparatiste somalienne du Somaliland en tant que « pays », précisant qu'Israël est le premier État à prendre une telle décision. Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué que cette décision d'Israël était condamnée conjointement avec la Turquie, la Somalie et Djibouti.
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Israël a officiellement décidé de reconnaître la région séparatistesomalienne du Somaliland comme un pays. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le Somaliland était reconnu comme un « pays indépendant et souverain ». Cette décision marqueen précisant qu'Israël est le premier pays à prendrecette décision. Netanyahu a indiqué sur les réseaux sociauxdans une déclaration, qu'avec la participation du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, le soi-disant président du Somalilanda déclaré qu'une déclaration mutuelle avait été signée avec le président Abdirahman Mohamed Abdullahi. Le Premier ministre israélien a affirmé que cette déclaration est conforme à l'esprit des Accords d'Abraham,signés sous l'impulsion du président américain Donald Trump, et a adressé ses félicitations à Abdullahi. Netanyahu a déclaré : "Israël prévoit d'élargir immédiatement ses relations avec la République du Somaliland par le biais d'une coopération approfondie dans les domaines de l'agriculture, de la santé, de la technologie et de l'économie."
Netanyahu a également invité le président du Somaliland, Abdullahi, pour une visite officielleen Israël.invité en Israël. Sur les réseaux sociaux via une déclaration publiée,il aétéprécisé que Netanyahu et Abdullah ont eu un entretienvidéo et des photosrelatives à leurs échanges et à la signature de la déclaration ont été partagées.
Condamnation de la part de la Turquie, de l'Égypte, de la Somalie et de Djibouti
Dans un communiqué publié par le ministère égyptien des Affaires étrangères, il est indiqué que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a eu des entretiens téléphoniques avec le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan, le ministre somalien des Affaires étrangères Abdisalam Abdi Ali et le ministre djiboutien des Affaires étrangères Abdoulkader Houssein Omar au sujet decette décision.Les ministres onta été précisé. Dans la déclaration, il est confirmé que les ministres condamnent fermement la reconnaissance du Somaliland par Israël, réaffirmant leur soutien total à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Somalie. Il a également été souligné que toute action portant atteinte à la souveraineté somalienne ou la stabilité du payset toute action unilatéralesusceptible d'ébranlerles fondements de celle-ci a été condamnée. Dans lecommuniqué,il est également souligné que le soutien aux institutions légitimes de la Somalie est réaffirmé et que les tentatives d'imposer des structures parallèlescontraires à l'unité du pays sont également condamnées.
Les pays disposant d'un bureaude liaison au Somaliland
Le Somaliland a déclaré son indépendance unilatérale de la Somalie en 1991, maisn'avait été reconnu par aucun pays comme un État souverain. Bien que la communauté internationalen'ait pas pris la décision de reconnaître le Somaliland, certains pays, dont le Royaume-Uni, l'Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU), y maintiennentdes représentations. Il est de notoriété publique que certains paysmaintiennent des bureaux de liaison au Somaliland.
Le rôle de médiateur de la Turquie en Somalie
En tant qu'acteur fiable dans la Corne de l'Afrique, la Turquie poursuit ses initiatives pour lapaix et la stabilitéde la région.ses démarches sa poursuivileprocessus est connu. Dans ce cadre, la Turquie joue un rôle de facilitateur depuis 2013 dans lesnégociationsentrele gouvernement fédéral somalien et l'administration régionale du Somaliland. Par ailleurs,entre l'Éthiopie et la Somalie, en juillet 2024, la TL'initiative de médiationlancée par la Turquie, connue sous le nom de processus d'Ankara,avait permisde mener des discussionsavecles partiesconcernées.Ceci dans ce cadre, à l'invitation du président Recep Tayyip Erdoğan, la Déclaration d'Ankara a été signéelors des entretiens tenus à Ankara le 11 décembre 2024.La création de l'Académie nationale de renseignement (MİA)
a étéévoquée.Dans un rapport publié le mois dernier, le « Processus d'Ankara », mené par la Turquie sur l'axe Somalie-Éthiopie, a été mis en avant comme un élément clé pour la réalisation de la paix régionale, soulignant le rôle de médiateur de la Turquie dans la résolution des tensions actuelles.Il a été souligné qu'il s'agissait d'une initiative diplomatique et que la crise survenue après le protocole d'accord signé entre l'Éthiopie et le Somaliland le 1er janvier 2024 a été résolue grâce auxefforts de médiation professionnels de laTurquie et a abouti à unesolution.