L'administration al-Shara n'a pas invité les Turkmènes syriens à la Conférence nationale : réaction face à une « approche exclusive »

Après la chute du régime baasiste, les discussions sur la manière de bâtir le nouvel État syrien se poursuivent. Souhaitant définir les détails du processus de transition, l'administration al-Shara a organisé une Conférence de dialogue national à Damas. Le Conseil turkmène syrien n'a pas été invité à cette conférence.

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En Syrie, une nouvelle ère politique a débuté avec la chute du régime de Bachar el-Assad après 13 ans de guerre civile. La Conférence de dialogue national, organisée à Damas pour façonner l'avenir du pays, a pris fin aujourd'hui. Les représentants des Turkmènes syriens n'étaient pas présents à cette conférence, qui a réuni plus de 600 participants. Le Conseil turkmène syrien (CTS) a exprimé son mécontentement en publiant une déclaration concernant son absence d'invitation.

Dans son communiqué, le CTS a affirmé qu'il s'était tenu aux côtés de ses frères syriens contre le régime d'Assad dès les premiers jours de la révolution et qu'il avait consenti de grands sacrifices à cet égard. Le Conseil a également exprimé son soutien continu à la nouvelle administration après l'effondrement du régime. Il a souligné son appui aux efforts déployés par l'administration dirigée par le président Ahmed al-Shara pour assurer la sécurité et la stabilité dans le pays.

Les Turkmènes ont fait valoir qu'ils étaient favorables aux efforts de réconciliation nationale, mais que tous les composantes nationales de la Syrie devaient participer à la conférence de dialogue. La déclaration souligne que l'exclusion des institutions et des composantes politiques aura des effets négatifs sur le développement politique du pays.

« NOUS AVONS ACCUEILLI CELA AVEC ÉTONNEMENT »

Le Conseil a souligné qu'il avait « accueilli avec étonnement » le fait de ne pas avoir été invité, malgré les promesses faites lors des entretiens avec l'administration de Damas concernant leur participation à la conférence. Le CTS a déclaré qu'il n'acceptait pas l'approche exclusive adoptée par le Comité préparatoire de la Conférence de dialogue national.

La déclaration indique ce qui suit :

« En tant que Conseil turkmène syrien, nous soulignons que nous soutenons le processus politique mené par la nouvelle administration. Cependant, nous rejetons le fait que le Comité préparatoire ignore le CTS, qui représente la composante turkmène. Cette attitude a suscité un malaise inacceptable au sein de l'opinion publique turkmène. »

Le Conseil a précisé que si les résultats de la conférence ne répondaient pas aux attentes des Turkmènes et ne garantissaient pas leurs droits, il maintiendrait ses réserves à l'égard de ces conclusions. La déclaration ajoute : « La Syrie ne se résume pas à une seule couleur. L'exclusion de toute composante du processus politique est inacceptable. »

L'INQUIÉTUDE DES TURKMÈNES CONCERNANT LA REPRÉSENTATION

Le Conseil turkmène syrien a affirmé que la construction d'une nouvelle Syrie ne serait possible qu'en renforçant l'idée de partenariat entre toutes les forces politiques et les composantes nationales. La déclaration insiste sur la nécessité de respecter les principes démocratiques et note qu'une structure exempte d'exclusion et de discrimination doit être mise en place.

Le Conseil a exprimé son espoir de voir se construire une nouvelle Syrie où toutes les composantes seraient représentées. Le CTS a réitéré que les droits des Turkmènes ne devaient pas être ignorés lors de la prise de décisions concernant l'avenir de la Syrie.

À la fin de la déclaration, il est indiqué : « L'inclusion des Turkmènes dans le processus politique est d'une importance vitale pour la stabilité et la paix du pays. »