L'ancien président Jacob Zuma interdit de participer aux élections en Afrique du Sud

La Cour constitutionnelle de la République d'Afrique du Sud a interdit à l'ancien président Jacob Zuma de participer aux élections générales qui se tiendront le 29 mai.

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La Cour constitutionnelle a décidé que Jacob Zuma, leader du parti nouvellement formé uMkhonto weSizwe (MKP), ne pourrait pas participer aux élections générales du 29 mai en raison de son casier judiciaire.

La Constitution sud-africaine interdit aux personnes condamnées à une peine de prison de plus de 12 mois de siéger en tant que député.

Le casier judiciaire de Zuma, qui fait l'objet d'enquêtes pour de nombreux crimes tels que la corruption et le blanchiment d'argent, repose sur sa condamnation à 15 mois de prison en 2021 pour outrage au tribunal.

QUI EST JACOB ZUMA ?

Zuma est reconnu comme l'une des figures de proue de la lutte contre le régime raciste de l'apartheid, qui a dirigé le pays entre 1948 et 1994.

Zuma, qui a dirigé l'Afrique du Sud entre 2009 et 2018, avait été écarté du pouvoir par son parti, l'ANC, à la suite d'allégations de corruption et de blanchiment d'argent le concernant.

En 2021, Zuma a été condamné à 15 mois de prison pour outrage au tribunal après avoir refusé de comparaître lors d'une audience dans le cadre d'une enquête pour corruption. Cette condamnation avait déclenché des jours de violence et de pillages dans les provinces les plus peuplées du pays, le Gauteng et le KwaZulu-Natal.

Selon les chiffres officiels, 354 personnes ont perdu la vie lors de ces événements, et les dommages ont dépassé 1 milliard de dollars selon les registres d'assurance.

Après avoir été hospitalisé pour une opération le 14 août 2021, Zuma a été autorisé à purger le reste de sa peine à domicile sous surveillance médicale, malgré les protestations, avant de retrouver la liberté en 2023 grâce à une remise de peine spéciale. Zuma, qui a démissionné de l'ANC l'année dernière, avait fondé le MKP.