L'attitude de Netanyahou menace la paix : visite critique des États-Unis à Tel-Aviv
Les manœuvres du Premier ministre israélien Netanyahou, qui fragilisent le cessez-le-feu à Gaza, ont conduit le vice-président américain JD Vance à se rendre à Tel-Aviv. L'administration américaine intervient pour une paix durable dans la région, tandis que Netanyahou s'oppose particulièrement à l'implication de la Turquie et du Qatar dans le processus.
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Le vice-président américain JD Vance a effectué une visite d'urgence à Tel-Aviv ce matin pour mener des entretiens diplomatiques visant à maintenir le fragile cessez-le-feu dans la région. Il est souligné que le cessez-le-feu, instauré par l'administration Trump et ayant mis fin à deux ans de guerre, risque de s'effondrer en raison des attaques israéliennes en cours. Malgré le cessez-le-feu, de nombreux Palestiniens, dont des civils, ont perdu la vie lors des frappes aériennes israéliennes sur Gaza.
L'envoyé spécial de Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et son conseiller principal, Jared Kushner, accompagnent Vance dans ce déplacement. La délégation tentera de convaincre Netanyahou de faire des compromis afin de transformer le cessez-le-feu en une paix durable. L'administration américaine ne souhaite pas une reprise des hostilités ; elle s'efforce donc de préserver le cessez-le-feu et de veiller à ce que les parties respectent les conditions de l'accord.
L'ATTITUDE DE NETANYAHOU COMPLIQUE LA PAIX
Les objections de Netanyahou concernant la participation internationale, l'un des points fondamentaux de la paix, bloquent le processus. Le Premier ministre israélien, qui s'oppose notamment à ce que la Turquie et le Qatar agissent en tant que médiateurs, a déclaré la semaine dernière devant le Parlement israélien : « Nous nous concentrerons sur les menaces sécuritaires et les opportunités diplomatiques. Nous surmonterons les difficultés » ; cependant, il a empêché une délégation turque d'entrer à Gaza. Selon la presse israélienne, l'implication de la Turquie et du Qatar dans le processus constitue une ligne rouge pour Netanyahou.
Le nouveau plan de paix de l'administration Trump prévoit que le Hamas dépose les armes et qu'une force internationale assure le contrôle à Gaza. L'objectif final est qu'une administration palestinienne indépendante prenne le contrôle de Gaza. Toutefois, Netanyahou s'oppose fermement à la présence de personnalités turques ou qataries au sein de cette administration.
HAMAS : 'LE CESSEZ-LE-FEU A ÉTÉ VIOLÉ, PAS DE DÉSARMEMENT'
Le Hamas, autre partie importante du processus de paix, a annoncé qu'il ne déposerait pas les armes, arguant que le cessez-le-feu n'est pas pleinement appliqué. Le Hamas a libéré ces derniers jours 20 otages israéliens qu'il détenait et a remis les corps de 16 otages. Cependant, la poursuite des attaques israéliennes et l'entrave à l'entrée de l'aide humanitaire ont rendu la crédibilité du cessez-le-feu discutable.
De son côté, le gouvernement israélien accuse le Hamas de violer les conditions de l'accord et retarde l'ouverture du poste-frontière de Rafah, crucial pour l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza. L'ouverture de ce poste-frontière, point important de l'accord de cessez-le-feu, n'a toujours pas eu lieu.
L'attitude intransigeante de Netanyahou et la position qu'il a adoptée, notamment vis-à-vis de la Turquie et du Qatar, sont considérées comme un obstacle sérieux aux espoirs de paix dans la région. Le succès des initiatives diplomatiques menées sous l'égide des États-Unis sera clarifié dans les jours à venir.