« L'hôpital Al-Amal a été attaqué 40 fois en un mois »

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que l'hôpital Al-Amal, situé dans la bande de Gaza, a subi 40 attaques entre le 22 janvier et le 22 février.

İHA

Israël continue de cibler les établissements de santé dans la bande de Gaza. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré : « L'OMS, l'ONU et le Croissant-Rouge palestinien ont atteint l'hôpital Al-Amal, assiégé à Khan Younès, dans la bande de Gaza, au cours du week-end et ont transféré 24 patients, dont une femme enceinte, une mère et un nouveau-né. »

Précisant que l'hôpital a été la cible de 40 attaques entre le 22 janvier et le 22 février, M. Ghebreyesus a ajouté : « Ces attaques ont fait au moins 25 morts et ont rendu l'hôpital inutilisable. 31 patients se trouvent toujours sur place. »

« LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ DOIVENT ÊTRE LIBÉRÉS IMMÉDIATEMENT »

Indiquant que les secouristes du Croissant-Rouge palestinien ont été maltraités par les forces israéliennes alors qu'ils quittaient l'hôpital Al-Amal, bien qu'ils n'exercent leurs fonctions qu'avec une coordination totale et des garanties de sécurité, M. Ghebreyesus a déclaré : « Trois secouristes ont été arrêtés. L'un d'entre eux a été libéré depuis. Nous appelons à la libération immédiate des deux autres et de tous les autres professionnels de santé détenus. »

LE CROISSANT-ROUGE PALESTINIEN AVAIT SUSPENDU SES MISSIONS PENDANT 48 HEURES

Le Croissant-Rouge palestinien avait annoncé hier la suspension de toutes les procédures de coordination humanitaire concernant les missions médicales dans la bande de Gaza pour les 48 prochaines heures, en raison de l'impossibilité de garantir la sécurité des blessés et des patients.

Le Croissant-Rouge palestinien a précisé que cette décision avait été prise suite au non-respect par les forces israéliennes des procédures et des mécanismes de coordination convenus avec les agences des Nations Unies, ajoutant que ses équipes avaient été retenues pendant plus de 7 heures et maltraitées par les forces israéliennes lors de leur départ de l'hôpital Al-Amal.