L'Union européenne va enquêter sur ses États membres et les poursuivre en justice

Les institutions de l'Union européenne (UE) se sont mises d'accord sur des règles visant à harmoniser les sanctions des États membres en cas de violation des mesures restrictives, facilitant ainsi l'enquête et la poursuite des contrevenants.

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Le Conseil de l'UE a annoncé qu'un accord avait été trouvé entre les États membres et le Parlement européen (PE) sur une législation qui classera la violation des sanctions de l'UE parmi les infractions pénales.

En conséquence, il sera possible de poursuivre en justice ceux qui violent les sanctions de l'UE ou qui contournent les mesures restrictives. Les États membres criminaliseront conjointement certains actes liés à la violation des sanctions.

LE COMMERCE DE MATÉRIEL DE GUERRE CONSTITUERA UN CRIME

Ce champ d'application inclut l'aide au contournement de l'interdiction de voyager pour les personnes soumises aux mesures restrictives de l'UE, le commerce de biens sous sanction, la réalisation de transactions avec des États ou des entités affectés par les mesures restrictives de l'UE, la fourniture de services financiers restreints, la dissimulation des fonds des personnes sanctionnées, ainsi que l'incitation, l'aide et la complicité dans ces crimes.

De plus, le commerce de matériel de guerre constituera un crime, même s'il n'est pas intentionnel.

Les États membres puniront la violation des sanctions de l'UE de manière efficace, proportionnée et dissuasive. Les activités commerciales des personnes morales enfreignant les mesures restrictives pourront être suspendues.

La nouvelle loi entrera en vigueur après sa publication au Journal officiel de l'UE, suite à son approbation formelle par les pays de l'UE et le PE.