La CPI demande à la Hongrie pourquoi elle n'a pas arrêté Netanyahu

La Cour pénale internationale a demandé des explications à la Hongrie pour ne pas avoir exécuté le mandat d'arrêt émis à l'encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

İHA

La Cour pénale internationale (CPI) a demandé des explications à la Hongrie pour ne pas avoir arrêté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de sa récente visite à Budapest, alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour crimes de guerre commis à Gaza.

Dans un communiqué publié à ce sujet par la juridiction internationale basée à La Haye, il est indiqué que la présence du Premier ministre israélien Netanyahu en Hongrie le 3 avril a été confirmée et que, le même jour, la Cour a transmis à la Hongrie une demande d'arrestation de Netanyahu, conformément à l'article 92 du Statut de Rome.

Le communiqué annonce que la Cour estime nécessaire d'engager une procédure contre la Hongrie, en vertu de l'article 87, paragraphe 7, du Statut de Rome, pour non-respect de la demande de coopération et pour avoir entravé l'exercice des fonctions de la Cour.

La CPI a accordé au gouvernement hongrois jusqu'au 23 mai 2025 pour présenter sa défense.

Malgré le mandat d'arrêt international émis par la CPI, le Premier ministre israélien Netanyahu avait effectué une visite de quatre jours en Hongrie début avril, à l'invitation du Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

Accusé d'être l'un des co-auteurs de nombreux crimes de guerre à Gaza, où des dizaines de milliers de civils, en grande partie des femmes et des enfants, ont perdu la vie depuis le 8 octobre 2023, notamment par la famine imposée à la population civile, la persécution et des actes inhumains, Netanyahu avait été accueilli avec les honneurs militaires à Budapest.

Le Premier ministre hongrois Orbán, juste avant sa rencontre avec Netanyahu le 3 avril, avait affirmé que la CPI était devenue politisée et avait annoncé que son pays souhaitait se retirer de la Cour pénale internationale.