La crise de la loi martiale se poursuit : nouveau développement dans l'appel contre l'arrestation du président sud-coréen
En Corée du Sud, le tribunal a rejeté l'appel déposé par Yoon Suk Yeol, suspendu de ses fonctions présidentielles en raison de la proclamation de la loi martiale le 3 décembre 2024, contre le mandat d'arrêt émis à son encontre.
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Le tribunal du district ouest de Corée du Sud a rendu sa décision concernant la demande d'appel déposée par Yoon Suk Yeol, suspendu de ses fonctions présidentielles, contre le mandat d'arrêt émis à son encontre.
Selon les informations de Yonhap, le tribunal a rejeté la demande de suspension du mandat d'arrêt et de la perquisition de la résidence présidentielle visant Yoon.
Le 31 décembre 2024, le même tribunal avait émis un mandat d'arrêt contre Yoon dans le cadre de l'enquête ouverte pour « insurrection » et « abus de pouvoir », mais avait suspendu l'exécution de ce mandat à la suite d'une altercation entre les policiers se rendant à la résidence officielle et les gardes du corps.
La date limite pour l'exécution du mandat d'arrêt émis contre Yoon pour « insurrection et abus de pouvoir » en lien avec la proclamation de la loi martiale a été fixée au 6 janvier.
PREMIÈRE AUDIENCE DU PROCÈS EN DESTITUTION LE 14 JANVIER
Son avocat a annoncé que Yoon prévoyait de témoigner lors du procès en destitution qui se déroule devant la Cour constitutionnelle.
La Cour a fixé cinq dates d'audience pour le procès en destitution, la première étant prévue pour le 14 janvier.
Les quatre autres audiences se tiendront respectivement les 16 janvier, 21 janvier, 23 janvier et 4 février.
Par ailleurs, des manifestations exigeant l'arrestation de Yoon se poursuivent dans le pays. Des centaines de manifestants se sont rassemblés près de la résidence officielle pour appeler à l'application des décisions prises à l'encontre de Yoon.
LA CRISE DE LA LOI MARTIALE EN CORÉE DU SUD
Le président Yoon Suk Yeol avait proclamé la loi martiale dans la nuit du 3 décembre 2023 lors d'une allocution télévisée, invoquant l'implication de l'opposition dans des « activités anti-étatiques », mais il avait dû faire marche arrière après que le Parlement a voté pour lever cette décision et que le Conseil des ministres l'a approuvée.
Visé par une procédure de destitution par l'Assemblée, Yoon a été temporairement suspendu de ses fonctions jusqu'à la décision de la Cour constitutionnelle, et le Premier ministre Han Duck-soo a été nommé pour assurer l'intérim.
Lors d'un vote à l'Assemblée nationale le 27 décembre, à l'initiative de l'opposition, une motion de destitution a également été adoptée contre le Premier ministre Han, qui assurait l'intérim de la présidence. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Choi Sang-mok, a alors pris la relève pour assurer l'intérim de la présidence à la place de Han.