La crise en Cisjordanie s'aggrave : vote scandaleux au Parlement israélien
Un projet de loi prévoyant l'annexion officielle par les colons juifs de territoires palestiniens situés en Cisjordanie occupée a été adopté à la majorité lors d'un vote préliminaire au Parlement israélien.
İHA
Alors que les échos du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza se font encore entendre, le Parlement israélien a franchi une nouvelle étape susceptible de susciter une vive controverse. Un projet de loi prévoyant l'annexion officielle par les colons juifs de territoires palestiniens situés en Cisjordanie occupée a été adopté à la majorité lors d'un vote préliminaire au Parlement.
Selon les informations relayées par la presse israélienne, 24 députés ont voté « contre » et 25 ont voté « pour ». Il est précisé que ce texte, présenté par le député d'extrême droite Avi Maoz, membre du parti Noam, vise à « établir le statut de ces régions comme partie intégrante de l'État souverain d'Israël, afin qu'Israël puisse appliquer ses propres lois et sa souveraineté sur les zones de peuplement en Cisjordanie ».
UN PROJET DE LOI PLUS RESTREINT ÉGALEMENT ADOPTÉ
Un autre projet de loi, plus limité, préparé par le chef du parti Israël Beytenou, Avigdor Liberman, et portant sur l'annexion de la colonie de Maale Adumim en Cisjordanie, a également été adopté par le Parlement avec 32 voix contre 9. La presse israélienne indique que pour que ces projets deviennent loi, ils doivent encore passer trois votes supplémentaires au Parlement, précisant que les propositions ont été transmises à la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset pour un examen détaillé. Par ailleurs, des commentaires suggèrent que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ne donnerait pas son approbation à la promulgation de ces mesures.
UN CALENDRIER REMARQUÉ
Le fait que ces projets de loi, visant l'annexion officielle des colonies israéliennes illégales, aient été soumis au vote lors de la visite en Israël du vice-président américain J. D. Vance, de l'envoyé spécial du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et de son gendre Jared Kushner, n'est pas passé inaperçu.