La France annonce qu'elle procédera à l'arrestation de Netanyahou

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que la France appliquerait le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale à l'encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

12punto

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé sur les actions d'Israël à Gaza lors de son passage dans l'émission de la chaîne France 3.

M. Barrot a déclaré qu'Israël a le droit de se défendre dans le respect du droit international, mais qu'il a outrepassé ce cadre en bombardant des civils, en procédant à des déplacements forcés et en établissant des colonies illégales en Cisjordanie.

« Nous avons fermement condamné ces violations », a affirmé M. Barrot, soulignant que l'entrave par Israël à l'accès à l'aide humanitaire constitue également une violation du droit international.

« LA FRANCE EST ATTACHÉE AU DROIT INTERNATIONAL »

Interrogé sur le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) contre Netanyahou, M. Barrot a répondu : « La France est attachée à la justice internationale et à son indépendance. »

À la question de savoir si Netanyahou serait arrêté s'il se rendait en France, il a répondu : « La France appliquera toujours le droit international. »

Le ministère français des Affaires étrangères a également précisé que le mandat d'arrêt émis par la CPI à l'encontre de Netanyahou et de l'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant ne constitue pas un jugement, mais une officialisation des accusations.

QUE S'EST-IL PASSÉ ?

La CPI a émis un mandat d'arrêt contre Netanyahou et Gallant le 21 novembre. Alors que les États-Unis ont réagi à cette décision, de nombreux pays européens, dont l'Irlande, l'Espagne, la Suisse, les Pays-Bas, l'Autriche et la Norvège, ont fait savoir qu'ils appliqueraient cette décision.