La ministre canadienne des Affaires étrangères Anand pose la condition d'un changement de régime en Iran

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré : « Nous ne rétablirons absolument pas les relations diplomatiques avec l'Iran sans un changement de régime », annonçant par ailleurs l'ajout de 7 personnes supplémentaires à la liste des sanctions canadiennes contre l'Iran.

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La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, s'est exprimée devant la presse à Munich, où elle assistait à la Conférence sur la sécurité, concernant les relations politiques rompues entre le Canada et l'Iran. Soulignant que son pays soutient un changement de régime en Iran, Mme Anand a déclaré : « Nous ne rétablirons absolument pas les relations diplomatiques avec l'Iran sans un changement de régime ». La ministre canadienne a également annoncé que 7 personnes supplémentaires avaient été ajoutées à la liste des sanctions dans le cadre des « Mesures économiques spéciales » imposées par son pays à l'Iran.

Dans une déclaration écrite publiée sur le site Internet du gouvernement canadien, il est indiqué : « Les personnes sanctionnées aujourd'hui sont liées aux organes de l'État iranien responsables de l'intimidation, de la violence et de la répression transnationale visant les opposants iraniens et les défenseurs des droits de l'homme. L'utilisation par l'Iran d'agents par procuration et de réseaux criminels pour réduire au silence les critiques a suscité de vives inquiétudes au Canada et chez ses partenaires partageant les mêmes idées, notamment en raison d'actes de harcèlement, de surveillance et de violence planifiée en Europe et en Amérique du Nord. Ces actions menacent la souveraineté d'autres États et sapent les principes du droit international, ainsi que la paix et la sécurité mondiales ».

La déclaration précise qu'avec ces dernières mesures, le nombre de ressortissants iraniens sanctionnés par le Canada s'élève désormais à 222. Il est également indiqué que 256 entités iraniennes figurent sur la liste des sanctions.

Le Canada a rompu tous ses liens avec le gouvernement de Téhéran en 2012, dans un contexte de relations diplomatiques tendues.