La Thaïlande va évacuer ses ressortissants d'Iran via la Turquie
La Thaïlande a annoncé qu'elle évacuerait ses ressortissants présents en Iran via la Turquie, en raison de la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.
İHA
La Thaïlande va évacuer ses ressortissants d'Iran en raison de la détérioration rapide de la situation sécuritaire au Moyen-Orient. Dans un communiqué, l'ambassade de Thaïlande à Téhéran a indiqué que les conditions de sécurité se sont rapidement dégradées à la suite des attaques menées par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février, précisant que les opérations d'évacuation seraient effectuées via la Turquie.
Le communiqué souligne que le gouvernement thaïlandais et le Premier ministre Anutin Charnvirakul suivent la situation de près et ont donné l'ordre d'évacuer les ressortissants thaïlandais en Iran dans les plus brefs délais.
Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a déclaré dans un communiqué qu'il y avait plus de 100 000 citoyens thaïlandais dans la région, ajoutant que la priorité du gouvernement était d'amener tous les citoyens thaïlandais en Iran vers des zones sûres, puis de les rapatrier dans leur pays.
Notant que les ambassades de la région travaillent en coordination avec les pays hôtes pour créer des zones sécurisées, Sihasak a indiqué que les citoyens se trouvant dans des zones à haut risque seraient déplacés vers des points plus sûrs.
Il a été rapporté qu'une grande partie des quelque 65 000 citoyens thaïlandais vivant en Israël font confiance aux mesures de sécurité actuelles et préfèrent rester sur place.
Sihasak a précisé que la crise actuelle, contrairement aux tensions israélo-iraniennes de 2024, s'étend sur une zone géographique beaucoup plus vaste, touchant non seulement l'Iran et Israël, mais aussi les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït, la Jordanie et Chypre du Sud, ce qui complique les processus de sécurité et d'évacuation.
Par ailleurs, le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a démenti les informations selon lesquelles un accord indo-pacifique aurait été signé, permettant aux États-Unis d'utiliser la Thaïlande comme base militaire.