L'armée israélienne a occupé une ville près de Damas : le HTS a observé sans résister

L'armée israélienne a pris le contrôle de la ville syrienne de Quneitra lors d'une opération. Durant l'opération, les forces de sécurité affiliées à Hayat Tahrir al-Cham (HTS) n'ont opposé aucune résistance à l'armée israélienne.

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Dans des images diffusées par les médias arabes, on peut voir des véhicules militaires israéliens entrer à Quneitra tandis que des haut-parleurs diffusent des messages ordonnant : « Déposez les armes et quittez la ville ». Il est allégué que les policiers affiliés au HTS se sont contentés d'observer la progression des forces israéliennes. Avec l'entrée des chars dans la ville, Al-Baath, rattachée à Quneitra, est passée entièrement sous le contrôle d'Israël.

L'armée israélienne a déclaré avoir mené cette opération dans le but de « créer une zone tampon de sécurité ». Après avoir pris le contrôle de Quneitra, Israël a annoncé la construction de 12 nouvelles bases militaires dans la région, précisant que ces installations pourraient accueillir des milliers de soldats au total.

Il a été indiqué que l'armée israélienne, qui contrôle désormais une ligne située à environ 20 kilomètres de Damas, y renforce sa présence militaire et poursuit sa progression.

Les déclarations antérieures du dirigeant de facto du HTS, Ahmed al-Shara (ancien nom de code Abou Mohammed al-Joulani), affirmant qu'il ne souhaitait pas entrer en conflit direct avec Israël, avaient suscité des interrogations sur les « politiques de défense » de l'organisation. Selon les médias arabes, l'attitude d'al-Shara pourrait entraîner une scission au sein du HTS.

Le dirigeant du HTS, Ahmed al-Shara

LES RÉACTIONS CONTRE LE HTS SE MULTIPLIENT

L'absence d'intervention et le silence du HTS durant l'opération ont été au centre des critiques, tant au niveau local qu'international.

Selon un article paru dans The Economist, le HTS n'aurait aucun plan face à cette avancée israélienne et des tensions internes seraient en augmentation.

Il a été suggéré que les combattants du HTS attendent des ordres, mais qu'aucune instruction de ce type n'a été donnée jusqu'à présent.

La priorité du HTS, qui a pris le pouvoir en Syrie, était d'assurer le désarmement de la population civile et de tous les groupes qui ne lui sont pas affiliés. La politique de désarmement du HTS a également permis à Israël de progresser sans rencontrer beaucoup de résistance

D'ANCIENS SOLDATS DE L'ÈRE ASSAD ONT RÉSISTÉ

Alors qu'il est indiqué que des groupes soutenus par l'Iran ont opposé une résistance aux forces israéliennes lors des affrontements dans la région, il a été noté qu'une partie de ces groupes était composée d'anciens soldats de l'ère Assad.

Par ailleurs, il a été allégué que le HTS n'a pas opposé de résistance active à Israël et qu'ils auraient agi en coordination avec les forces israéliennes dans certains secteurs.

La Turquie et les Nations Unies avaient averti à plusieurs reprises contre l'occupation israélienne en Syrie. Malgré cela, Israël poursuit sa progression dans la région.

D'autre part, le silence de la direction du HTS face à Israël a également suscité la réaction des groupes djihadistes en Syrie. Selon la presse arabe, le HTS pourrait bientôt se retrouver face à ses « anciens alliés ».

Le HTS avait imposé aux anciens soldats d'Assad la condition de déposer les armes et de s'enregistrer auprès de la nouvelle administration. Certains anciens soldats s'étant rendus dans les « Centres de réconciliation » auraient disparu