Le gouvernement français va demander un vote de confiance

Le Premier ministre français, François Bayrou, a annoncé qu'il solliciterait un vote de confiance au Parlement le 8 septembre, avant que les plans économiques préparés par son gouvernement pour réduire le déficit budgétaire ne soient débattus. Les partis d'opposition ont déjà fait savoir qu'ils ne voteraient pas la confiance au gouvernement.

İHA

Le Premier ministre français, François Bayrou, tente de maîtriser le déficit budgétaire qui a atteint 5,8 % du produit intérieur brut l'an dernier, soit près du double de la limite officielle de 3 % fixée par l'UE. M. Bayrou a annoncé qu'il demanderait un vote de confiance au Parlement le 8 septembre, avant que les plans économiques préparés par son gouvernement, qui suscitent des réactions hostiles, ne soient débattus. S'il perd ce vote de confiance, le gouvernement minoritaire de M. Bayrou tombera.

Lors d'une conférence de presse, M. Bayrou a déclaré : « Nous sommes confrontés à un danger immédiat que nous devons surmonter. Sinon, nous n'avons pas d'avenir. Notre pays est en danger. »

M. Bayrou a précisé : « J'ai demandé au Président de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre, ce qu'il a accepté », ajoutant que le vote de confiance permettrait de déterminer si les députés sont conscients de la gravité du danger et s'ils sont prêts à faire des efforts pour y remédier.

Le gouvernement Bayrou avait proposé de supprimer deux jours fériés et de maintenir les dépenses d'aide sociale et les tranches d'imposition aux niveaux de 2025 en 2026, sans les ajuster à l'inflation.

À l'approche du vote de confiance du 8 septembre en France, les partis d'opposition ont clarifié leurs positions. La France Insoumise (LFI) a annoncé qu'elle voterait pour la chute du gouvernement. Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a déclaré sur son compte de réseau social : « Tout le monde est désormais au pied du mur et doit clairement afficher sa position. Le 8 septembre, les députés de La France Insoumise voteront pour la chute du gouvernement. »

Le Parti communiste français (PCF) a également annoncé qu'il voterait pour la chute du gouvernement. Le porte-parole du PCF, Léon Deffontaines, a déclaré : « Il faudra faire tomber ce gouvernement le 8 septembre. »

Le Rassemblement National (RN), parti d'extrême droite représenté par 123 députés au Parlement, a fait savoir qu'il ne voterait pas la confiance au gouvernement. Le chef du parti, Jordan Bardella, a exprimé la détermination de l'opposition en déclarant : « Nous ne donnerons jamais notre confiance à un gouvernement qui fait souffrir les Français. Ce gouvernement est arrivé au bout du chemin. Nos concitoyens attendent un changement et un retour aux urnes. Nous y sommes prêts. »

L'ancien président du parti Les Républicains (LR), Éric Ciotti, s'est également prononcé contre l'octroi d'un vote de confiance au gouvernement Bayrou.

Le vote de confiance aura lieu avant la manifestation prévue le 10 septembre par les partis de gauche et certains syndicats. La manifestation générale prévue en France le 10 septembre est comparée aux manifestations des Gilets jaunes qui avaient éclaté en 2018 en raison de la hausse des prix du carburant et du coût de la vie.