Le Hamas pose 3 conditions à Israël pour un échange de prisonniers !
Pour procéder à un échange de prisonniers avec Israël, le Hamas exige que le gouvernement de Tel-Aviv mette fin à ses attaques contre la bande de Gaza, autorise l'entrée de l'aide humanitaire dans l'enclave et libère les détenus palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes.
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Selon une déclaration publiée sur le compte Telegram du Hamas, Khalil al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas, s'est exprimé sur la chaîne de télévision Al Jazeera, basée au Qatar, concernant la libération des otages israéliens.
"LE RETOUR DES PRISONNIERS A UN PRIX EN 3 POINTS"
Al-Hayya a déclaré : "Le retour des prisonniers israéliens (dans leur pays) a un prix en trois points. Le premier est de fournir de l'aide à notre peuple et de lui permettre de retrouver une vie normale. Le second est l'arrêt des attaques (contre la bande de Gaza). Le troisième est un véritable échange de prisonniers qui garantira la libération de nos 10 000 détenus dans les prisons israéliennes."
Notant qu'Israël refuse de se retirer de la bande de Gaza ou d'une partie de celle-ci, n'autorise pas le retour des personnes déplacées et n'a donné aucun signe d'approbation concernant la fin des attaques, Al-Hayya a poursuivi ses déclarations comme suit :
"(Israël) N'a jusqu'à présent donné aucune garantie que suffisamment d'aide arriverait, ni que les hôpitaux, les boulangeries et les infrastructures seraient réparés. Israël n'a même pas donné d'approbation claire et nette pour l'hébergement sous des tentes. Alors, sur quoi allons-nous nous mettre d'accord ? Israël tente de déformer la réalité en prétendant que les demandes du Hamas sont excessives ou en affirmant d'autres choses."
Le membre du bureau politique du Hamas, Al-Hayya, a affirmé qu'Israël tentait de prolonger la guerre avec "des mensonges et des espoirs inaccessibles", soulignant que Netanyahu n'était pas sérieux quant à la conclusion d'un accord qui mettrait fin à cette longue offensive, permettrait l'acheminement de l'aide au peuple palestinien et ferait sortir Israël de Gaza.
Une réunion avait eu lieu le 13 février au Caire, capitale de l'Égypte, dans le cadre d'un nouvel accord d'échange de prisonniers entre le gouvernement de Tel-Aviv et le Hamas.
La réunion, à laquelle ont participé des responsables israéliens, américains, qataris et égyptiens, n'avait abouti à aucun résultat.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait par la suite refusé d'envoyer une délégation au Caire pour des négociations sur l'échange de prisonniers, auxquelles devaient participer des responsables de bas niveau.
Dans une déclaration faite le 17 février, Netanyahu avait affirmé : "Jusqu'à présent, les demandes du Hamas ne font que montrer la défaite d'Israël. Évidemment, nous ne pouvons pas accepter ces conditions, mais nous pourrons progresser lorsque le Hamas reviendra sur ces demandes imaginaires."