Un ministre italien « brûlé » par son ex-compagne : accusé d'avoir divulgué des secrets du G7

Gennaro Sangiuliano, qui a démissionné du ministère de la Culture après les révélations de son ancienne compagne Maria Rosaria Boccia, est accusé d'avoir divulgué des secrets d'État.

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L'ancien ministre italien de la Culture, Gennaro Sangiuliano, qui a démissionné suite aux allégations embarrassantes portées par son ex-compagne, fait l'objet d'une enquête pour détournement de fonds et divulgation de secrets d'État. Les juges examineront les accusations selon lesquelles Gennaro Sangiuliano aurait utilisé l'argent du ministère pour héberger sa compagne, Maria Rosaria Boccia, dans des hôtels et lui aurait donné accès à des informations sensibles concernant le sommet du G7.

L'enquête, nourrie par les confidences de Mme Boccia, s'avère être un élément perturbateur pour le gouvernement dirigé par la Première ministre Giorgia Meloni. Mme Boccia a affirmé que M. Sangiuliano l'avait emmenée à des événements officiels après le début de leur relation, mais qu'il avait ensuite refusé sa demande d'être embauchée comme conseillère.

LE MINISTRE A AVOUÉ, SA COMPAGNE A DÉMENTI

Âgé de 62 ans, M. Sangiuliano a avoué leur relation en larmes à la télévision la semaine dernière, mais a démenti les allégations formulées par Mme Boccia lors de ses interviews. Mme Boccia avait déclaré que le ministère de la Culture avait payé pour qu'elle accompagne M. Sangiuliano à des événements, et qu'il l'avait même emmenée à un concert de Coldplay dans une voiture de fonction, bien qu'elle ne figure pas sur la liste de paie du ministère. La Cour des comptes enquête déjà sur ces allégations. M. Sangiuliano a également nié l'accusation selon laquelle Mme Boccia aurait eu accès aux itinéraires qui seront empruntés par les ministres invités lors du sommet de la culture du G7, prévu à Pompéi à la fin du mois.

« CETTE SITUATION N'EST PAS AGRÉABLE POUR MELONI »

L'enquête a été ouverte suite à une plainte déposée par le député écologiste de l'opposition, Angelo Bonelli, qui avait tenté d'aborder le sujet au Parlement. « N'ayant reçu aucune réponse du gouvernement, j'ai dû saisir le procureur. Il s'agit d'un problème très grave impliquant des informations sensibles. Cette situation n'est pas du tout agréable pour Mme Meloni, qui avait choisi M. Sangiuliano comme ministre », a déclaré M. Bonelli.

Après sa démission, M. Sangiuliano, qui a déclaré vouloir « chercher la paix et être avec mon épouse que j'aime », a été aperçu en train de prier avec sa femme dans un sanctuaire franciscain au nord de Rome, où saint François d'Assise priait autrefois. Il a également menacé de porter plainte contre Mme Boccia, âgée de 41 ans, auprès du juge de paix pour extorsion et violation de la vie privée.