Le ministre sud-coréen de la Défense a tenté de se suicider

En Corée du Sud, après la proclamation infructueuse de la loi martiale, l'ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun a été arrêté pour « complicité d'insurrection et abus de pouvoir ». Il a été rapporté que Kim a tenté de se suicider alors qu'il était en détention.

12punto

Les enquêtes se poursuivent concernant la loi martiale proclamée le 3 décembre par le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, qui n'est restée en vigueur que pendant 6 heures. L'ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun, accusé d'avoir conseillé à Yoon de proclamer la loi martiale, a été arrêté sur décision du tribunal du district de Séoul.

TENTATIVE DE SUICIDE PRÉSUMÉE

Il a été annoncé que Kim Yong-hyun a tenté de se suicider alors qu'il était en garde à vue. Le tribunal a précisé que la décision d'arrestation a été prise en raison du poids des preuves existantes concernant les accusations et du risque de dissimulation de preuves.

UN PROJET DE LOI D'ARRESTATION ADOPTÉ PAR LE PARLEMENT 

L'arrestation de Kim Yong-hyun fait suite à l'adoption d'un projet de loi demandant son arrestation par l'Assemblée nationale sud-coréenne. Le projet a été adopté avec 191 voix pour et 94 contre, à l'initiative de l'opposition. Le texte demandait également la mise en détention du président Yoon Suk Yeol et de 8 hauts responsables.

PERQUISITIONS AU BUREAU PRÉSIDENTIEL ET DANS DES COMMISSARIATS 

Dans le cadre de l'enquête, des perquisitions ont été menées au bureau présidentiel à Séoul, au siège de la police nationale et au commissariat central de la métropole de Séoul. L'agence de presse Yonhap a rapporté que ces perquisitions ont eu lieu après que le président de l'Assemblée nationale, Woo Won-shik, a annoncé que le pouvoir d'enquête sur la proclamation de la loi martiale était transféré au Parlement.

PREMIÈRE ARRESTATION DANS L'ENQUÊTE SUR LA LOI MARTIALE

Kim Yong-hyun est le premier responsable à être arrêté par décision de justice dans le cadre de l'enquête sur la loi martiale. Le parquet a indiqué que Kim est accusé de « complicité d'insurrection » et d'« abus de pouvoir ».