Le Pakistan a mené des frappes aériennes en Afghanistan

Le gouvernement d'Islamabad a qualifié ces attaques de « légitime défense ». De son côté, l'Afghanistan a rejeté ces allégations et a annoncé la mort de 4 civils.

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Le Pakistan a annoncé avoir mené des frappes aériennes sur 10 sites en Afghanistan, au motif que des drones, qui auraient décollé depuis le territoire afghan, tentaient de pénétrer dans l'espace aérien pakistanais. Le gouvernement d'Islamabad a indiqué que l'opération visait des cibles utilisées, selon lui, comme zones de décollage et de stockage pour ces drones.

Le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, a déclaré sur son compte X que des tentatives d'incursion de drones en provenance du territoire afghan avaient été déjouées le 23 septembre. M. Tarar a affirmé que le Pakistan exerçait son « droit à la légitime défense » et a annoncé que des « frappes aériennes et de drones de précision » avaient été effectuées contre ces cibles.

Soulignant qu'aucune attaque en provenance d'Afghanistan contre le territoire pakistanais ne serait tolérée, M. Tarar a averti que « toute violation de la souveraineté du Pakistan recevra une réponse immédiate et résolue ». Le ministre pakistanais a ajouté qu'Islamabad restait attaché à la paix régionale, au dialogue et à la coopération, mais que cela ne devait pas être interprété comme une « faiblesse ».

Le gouvernement afghan a, quant à lui, contesté les déclarations du Pakistan. Le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid, a annoncé sur son compte de réseau social que 4 civils avaient perdu la vie lors des frappes pakistanaises. M. Mujahid a condamné ces attaques et a affirmé qu'une réponse serait apportée « de manière appropriée ».

La tension à la frontière s'est intensifiée après que les autorités pakistanaises ont annoncé, la veille, avoir déjoué des attaques et des tentatives d'infiltration visant des postes frontaliers depuis l'Afghanistan. Le porte-parole du gouvernement afghan, M. Mujahid, avait pour sa part soutenu que ces attaques et tentatives d'infiltration n'avaient jamais eu lieu.