Le processus électoral présidentiel a débuté en Iran

Une semaine après le décès du président Ebrahim Raïssi dans un accident d'hélicoptère, l'Iran a lancé le processus pour l'élection présidentielle, fixée au 28 juin.

AA

Selon la télévision d'État iranienne, le ministre de l'Intérieur, Ahmad Vahidi, a publié un décret ordonnant le lancement du processus électoral.

Le décret stipule : "Tout en présentant nos condoléances suite au martyre de l'ayatollah Dr. Ebrahim Raïssi et de ses précieux compagnons, il a été décidé, conformément à l'article 131 de la Constitution ainsi qu'aux articles 38 et 39 de la loi sur l'élection présidentielle, d'entamer le processus pour la 14e élection présidentielle."

En conséquence, les gouvernorats et les préfectures à travers le pays ont reçu l'ordre d'établir des centres électoraux et de former des conseils de gestion dans leurs juridictions respectives sous trois jours.

LES ÉLECTIONS AURONT LIEU LE 28 JUIN

Après le décès du président Raïssi dans un accident d'hélicoptère le 19 mai, le premier vice-président Mohammad Mokhber a assumé la présidence par intérim avec l'approbation du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, conformément à la Constitution.

Selon la Constitution iranienne, en cas de décès du président en exercice, un conseil composé du président du Parlement, du chef du pouvoir judiciaire et du premier vice-président doit prendre les dispositions nécessaires pour que le nouveau président soit élu dans un délai maximum de 50 jours.

Dans ce cadre, lors d'une réunion extraordinaire tenue le 20 mai entre les chefs des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, il a été décidé que l'élection présidentielle se tiendrait le 28 juin.

Les candidats souhaitant se présenter devront déposer leur dossier auprès du ministère de l'Intérieur pendant une période de 5 jours, à compter du 30 mai.

En Iran, les présidents sont élus au suffrage universel parmi les candidats approuvés par le Conseil des gardiens de la Constitution.

Jusqu'à présent, l'ancien ministre de la Santé, le réformateur Massoud Pezechkian, et l'ancien secrétaire général du Conseil suprême de la sécurité nationale, le conservateur Saïd Jalili, ont annoncé leur intention de se porter candidats.