Les rues de Tbilissi, capitale de la Géorgie, transformées en champ de bataille
Des affrontements ont éclaté en Géorgie lors de manifestations contre le projet de loi sur la « transparence de l'influence étrangère ». Le ministère géorgien de l'Intérieur a annoncé que 20 personnes avaient été placées en détention lors des heurts.
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À Tbilissi, les manifestations se poursuivent contre le projet de loi sur la « transparence de l'influence étrangère », déposé au Parlement en avril par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien.
Les manifestants, qui sont restés aux abords du bâtiment du Parlement depuis tard hier soir jusqu'à ce matin en scandant des slogans contre le projet de loi, ont brandi des drapeaux de la Géorgie et de l'Union européenne (UE).
Les manifestants ont tenté d'empêcher les députés membres de la Commission juridique, qui devait se réunir aujourd'hui pour examiner le projet de loi déjà approuvé en deux lectures au Parlement, d'accéder au bâtiment.
Les forces de sécurité, qui avaient pris des mesures importantes dans les rues et avenues entourant le Parlement, ont appelé les manifestants ce matin à « libérer les entrées du bâtiment ».
Malgré l'ouverture des accès par la police dans la zone où se trouvaient les forces spéciales, des affrontements ont éclaté à plusieurs reprises entre les manifestants et les forces de l'ordre.
LE VOTE FINAL AURA LIEU
Les députés soutenant le projet de loi ont pu entrer au Parlement après que la police a dégagé le passage, et ont rejoint la Commission juridique où le texte était examiné.
Le troisième et dernier vote sur le projet de loi sur la « transparence de l'influence étrangère » proposé par le gouvernement aura lieu demain au Parlement.
UN GRAND NOMBRE DE PERSONNES PLACÉES EN DÉTENTION
Dans un communiqué, le ministère géorgien de l'Intérieur a rapporté que 20 personnes ont été placées en détention ce matin à Tbilissi lors des affrontements survenus pendant les manifestations.
Le communiqué précise que parmi les personnes interpellées, l'une est de nationalité russe et deux sont de nationalité américaine.
En Géorgie, les protestations contre le projet de loi sur la « transparence de l'influence étrangère » durent depuis environ un mois.
Le Premier ministre géorgien, Irakli Kobakhidze, avait déclaré hier, lors d'un discours concernant le processus d'approbation du projet de loi, que certains manifestants prévoyaient des actes de violence pour aujourd'hui et demain.
Soulignant que la Géorgie est un État souverain et indépendant, Kobakhidze avait insisté sur le fait que la police répondrait à toute éventuelle action violente.