L'Espagne prend des mesures contre le général Franco : les associations défendant les idéologies de cette époque seront interdites

L'Espagne a franchi une première étape vers l'interdiction des fondations et associations qui défendent les idéologies liées à la période du dictateur Francisco Franco (1936-1975), les années les plus sanglantes de son histoire.

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Le projet de loi, adopté par le Parlement espagnol et transmis au Sénat, prévoit l'interdiction de toutes les organisations non gouvernementales (ONG), telles que les associations et les fondations, qui font l'apologie du régime franquiste.

Le projet, présenté par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), partenaire principal de la coalition gouvernementale, a reçu le soutien de tous les autres partis politiques, y compris le Parti populaire (PP), principal parti d'opposition, à l'exception du parti d'extrême droite Vox.

Si ce projet de loi est adopté par le Sénat et promulgué, toutes les ONG défendant les idéologies du régime franquiste seront interdites, à commencer par la Fondation Francisco Franco, créée en 1976 après la mort du dictateur et toujours active aujourd'hui.

En Espagne, des mesures politiques avaient déjà été prises pour effacer les traces de l'ère franquiste avec la loi sur la "Mémoire historique" adoptée en 2007 et la loi sur la "Mémoire démocratique" élargie en 2022.

Dans le cadre des démarches visant à effacer les traces de la guerre civile et de la période du dictateur Franco, à soutenir les victimes et à faire face au passé, la période de la dictature avait été déclarée illégale et les restes de Franco avaient été exhumés du mausolée pour être transférés dans le caveau familial.

La loi sur la Mémoire démocratique contenait également un article relatif à "la dissolution des associations qui font l'éloge des dirigeants du régime dictatorial de Franco en méprisant et en humiliant la dignité des victimes".