L'état d'urgence déclaré pour la capture des détenus a été prolongé

En Haïti, la durée de l'état d'urgence de 72 heures, déclaré le 4 mars pour capturer les détenus évadés de prison, a été prolongée d'un mois.

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Dans le décret publié à l'issue de la réunion du Conseil des ministres, il a été annoncé que la durée de l'état d'urgence a été prolongée d'un mois afin de rétablir « l'ordre public ».

La police, qui a pris d'importantes mesures de sécurité dans les rues de la capitale Port-au-Prince, mène des raids sur les lieux où se trouvent les membres des gangs.

En raison des affrontements, des coups de feu ont été entendus dans de nombreux points de la ville.

Par ailleurs, la date du retour en Haïti du Premier ministre Henry, qui attend à Porto Rico depuis le 5 mars en raison de la poursuite de la violence des gangs dans le pays, n'a pas encore été précisée.

« CE SERA L'ENFER POUR TOUT LE MONDE »

Jimmy Cherizier, surnommé « Barbecue », l'un des chefs de gang ayant conduit à l'évasion de milliers de détenus de la prison, avait déclaré hier que si le Premier ministre Henry ne démissionnait pas, « Haïti deviendra soit un paradis pour tous, soit un enfer pour tous ».

Exigeant la démission de Henry, des gangs armés ont mené des attaques armées les 2 et 3 mars contre deux prisons situées près de Port-au-Prince et de la région de Croix-des-Bouquets, s'affrontant avec les forces de sécurité. Lors des affrontements, environ 4 000 détenus se sont évadés de prison et 12 personnes ont perdu la vie.

Le gouvernement avait annoncé le 4 mars qu'un état d'urgence de 72 heures avait été déclaré pour capturer les criminels évadés de prison et qu'un couvre-feu serait appliqué à certaines heures.

Le gang de Cherizier a tenté à plusieurs reprises de prendre le contrôle de l'aéroport de la capitale pour empêcher le Premier ministre Henry de rentrer dans le pays.

Henry se trouvait à Nairobi lors de ces attaques de gangs pour évaluer l'envoi en Haïti d'une force de sécurité multinationale dirigée par le Kenya.