Macron s'exprime sur l'offensive terrestre prévue à Gaza
Le président français Emmanuel Macron a déclaré à propos de l'offensive terrestre envisagée par Israël dans la bande de Gaza : « Je pense que ce serait une erreur ».
İHA
Le président français Emmanuel Macron, après ses étapes en Israël, en Palestine et en Jordanie, est arrivé en Égypte, dernière étape de sa tournée au Moyen-Orient, où il a rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
L'OFFENSIVE TERRESTRE ÉVOQUÉE
Al-Sissi a appelé à prendre des mesures pour empêcher une offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza, précisant qu'il avait discuté avec Macron du « grand nombre de pertes civiles » qu'une telle opération entraînerait. Al-Sissi a souligné qu'en deux semaines d'attaques israéliennes, plus de 6 000 civils ont été tués à Gaza, dont « la moitié sont des enfants ».
Dans sa déclaration, Macron a réitéré son appel à prévenir un embrasement régional suite au conflit entre Israël et la Palestine, et s'est opposé aux accusations de deux poids, deux mesures portées contre lui et d'autres pays occidentaux.
Macron a souligné que la France « ne pratique pas de deux poids, deux mesures » et que « le droit international s'applique à tous ». Macron a déclaré : « Toutes les vies se valent, toutes les victimes méritent notre compassion et notre engagement durable pour une paix juste et durable au Moyen-Orient. »
Affirmant qu'il est indispensable de ravitailler les hôpitaux de la bande de Gaza en carburant, Macron a annoncé qu'un avion de l'armée de l'air française transportant du matériel d'aide arriverait demain en Égypte, et qu'un navire de la marine française transportant des fournitures importantes partirait dans les 48 heures du port militaire français de Toulon, en Méditerranée, à destination de l'Égypte.
Réitérant son appel à la reprise des pourparlers de paix visant à parvenir à une solution à deux États entre Israël et la Palestine, Macron a déclaré : « Ce n'est pas parce qu'une idée est ancienne qu'elle a perdu de sa pertinence. »
APPEL À LA REPRISE DU PROCESSUS DE PAIX
Avant de quitter l'Égypte, lors d'une déclaration aux journalistes à l'aéroport, Macron a appelé à une approche en trois volets pour mettre fin aux affrontements entre Israël et la Palestine, soulignant que « l'intervention sécuritaire doit être accompagnée d'une intervention humanitaire et d'une réponse politique » visant à relancer le processus de paix au Moyen-Orient. Répondant à la question de savoir s'il soutiendrait une offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza, Macron a déclaré que cela « dépendrait de l'ampleur de l'opération ».
« JE PENSE QUE CE SERAIT UNE ERREUR »
Macron a déclaré : « S'il s'agit d'une invasion massive qui met en danger la vie des civils, alors je pense que ce serait une erreur », ajoutant qu'une telle opération « ne respecterait pas le droit international humanitaire, ni même les règles de la guerre ».