Macron se rendra en Nouvelle-Calédonie, territoire d'outre-mer : des violences avaient éclaté !
Le président français Emmanuel Macron se rendra en Nouvelle-Calédonie, territoire français de l'Indo-Pacifique en proie à des violences, a-t-il été annoncé.
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La porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, a annoncé à l'issue du Conseil des ministres tenu au palais de l'Élysée que Macron se rendrait en Nouvelle-Calédonie ce soir afin de mettre en place une mission chargée de mener le processus de dialogue et de négociation.
Indiquant que le gouvernement travaille à reprendre le contrôle de la situation en Nouvelle-Calédonie et qu'il y a "beaucoup à faire pour un retour à la normale", Thevenot a précisé que le Premier ministre Gabriel Attal se rendrait également sur l'île dans les prochaines semaines.
Le député de La France insoumise (LFI), Thomas Portes, a qualifié sur son compte X la décision de Macron de se rendre en Nouvelle-Calédonie d'"irresponsable", affirmant que "ce geste monarchique ne fera qu'attiser la colère".
Par ailleurs, le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie a fait savoir dans son point sur les dernières 24 heures que 22 personnes supplémentaires avaient été placées en garde à vue dans le cadre des violences en cours.
Le Haut-commissariat a également indiqué qu'environ 100 touristes bloqués en Nouvelle-Calédonie en raison des violences ont pu regagner leurs régions grâce à des vols affrétés en coopération avec les autorités françaises, néo-zélandaises et australiennes, ajoutant qu'environ 500 personnes supplémentaires seraient évacuées.
Le procureur de la République de Nouméa, Yves Dupas, a annoncé que 4 personnes ont été inculpées pour meurtre après la mort de 3 civils lors des violences en Nouvelle-Calédonie, portant le bilan total à 6 morts depuis le début des troubles. M. Dupas a noté qu'environ 400 entreprises et commerces ont été endommagés dans la capitale Nouméa et les communes voisines depuis le début des émeutes, la majorité de ces dégâts étant dus à des incendies.
Selon les informations parues dans la presse nationale, lors du Conseil de défense et de sécurité nationale réuni le 20 mai à l'Élysée sous la présidence d'Emmanuel Macron, il a été décidé de mobiliser des "ressources supplémentaires" afin de "protéger les bâtiments publics et remplacer temporairement les forces de sécurité intérieure par du personnel militaire".
L'ÉTAT D'URGENCE AVAIT ÉTÉ DÉCRÉTÉ
En Nouvelle-Calédonie, les indépendantistes s'opposent au projet de réforme constitutionnelle du gouvernement français, qui réduirait le poids politique de la population autochtone favorable à l'indépendance.
Les Kanaks, population autochtone de Nouvelle-Calédonie, représentent environ 40 % de la population totale de l'île, qui compte 300 000 habitants.
Avec ce projet de loi constitutionnelle, le gouvernement français souhaite permettre à plus de 25 000 électeurs français résidant sur l'île de participer aux élections locales.
Trois référendums sur l'indépendance ont été organisés sur l'île en 2018, 2020 et 2021 ; les partisans de l'indépendance n'ont pas atteint la barre des 50 %, mais ont obtenu des scores proches de ce seuil critique.
Six personnes ont perdu la vie dans les violences. L'état d'urgence avait été déclaré en Nouvelle-Calédonie à la suite de la recrudescence des violences.