Medvedev s'en prend à la Finlande sur les armes nucléaires : « Ils figurent désormais sur la liste des cibles de la Russie »

Après la levée par la Finlande de l'interdiction de détenir des armes nucléaires, le vice-président du Conseil de sécurité de Russie, Medvedev, a réagi vivement.

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La décision de la Finlande de lever l'interdiction de détenir et d'introduire des armes nucléaires sur son territoire a suscité une vive réaction de Moscou. Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie et ancien président, a pris pour cible la Finlande dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux.

Dans une publication sur la plateforme X, Medvedev a soutenu que la décision de la Finlande, loin d'accroître la sécurité du pays, en augmentait les risques. Le responsable russe a affirmé que la Finlande figurait désormais sur la « liste des cibles nucléaires » de la Russie.

La Finlande a levé l'interdiction d'accueillir des armes nucléaires. Qu'est-ce que cela change pour les Finlandais ? Une seule petite chose : leur pays figure désormais sur la liste des cibles nucléaires de la Russie. Des larmes de joie, Finlande, tu as atteint le summum de la sécurité !

— Dmitri Medvedev

Le parlement finlandais avait levé l'interdiction générale relative aux armes nucléaires après l'adhésion du pays à l'OTAN en 2023, au motif de la nécessité de s'aligner sur la politique de dissuasion de l'Alliance. Ce changement est entré en vigueur le 1er juillet 2026.

La réglementation en vigueur en Finlande depuis la guerre froide interdisait la détention et l'introduction d'armes nucléaires sur le territoire national. Le processus d'adhésion à l'OTAN, accéléré après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, avait entraîné une transformation majeure des politiques de défense et de sécurité d'Helsinki.

Les étapes de la pleine intégration de la Finlande — qui partage une longue frontière terrestre avec la Russie — au sein de l'OTAN sont suivies de près par Moscou. La déclaration de Medvedev a montré que les tensions autour de la sécurité en Europe du Nord s'intensifiaient sur un nouveau front, alors que la guerre russo-ukrainienne se poursuit.