Pas de l'Iran envers 3 pays européens sur le nucléaire : « Pas une négociation, mais un entretien »

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a annoncé que l'Iran tiendrait de nouveaux entretiens avec l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni le 13 janvier, suite au Plan d'action global commun (PAGC) signé en 2015 entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que l'Allemagne, mais qui est dans l'impasse depuis le retrait des États-Unis en 2018.

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Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a annoncé qu'un nouveau cycle d'entretiens aurait lieu le 13 janvier entre l'Iran et trois pays européens (l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France). Selon l'agence de presse officielle iranienne IRNA, M. Gharibabadi a fait des déclarations concernant les pourparlers sur le nucléaire lors d'un événement organisé dans la capitale, Téhéran.

« PAS UNE NÉGOCIATION, MAIS UN ENTRETIEN »

M. Gharibabadi a souligné que cette rencontre ne devait pas être qualifiée de négociation, déclarant : « Cette réunion n'est pas une négociation, mais un entretien. Nous mènerons des consultations supplémentaires sur le cadre et les méthodes à adopter si les négociations devaient reprendre. »

LE PROCESSUS AYANT MENÉ AU PLAN D'ACTION GLOBAL COMMUN

Le Plan d'action global commun (PAGC) a été signé le 14 juillet 2015 entre l'Iran et les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne (le 5+1). L'accord prévoyait un allègement des sanctions économiques en échange d'une limitation du programme nucléaire iranien.

Cependant, en 2018, le président américain de l'époque, Donald Trump, a annoncé le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord. Cette décision a conduit à une impasse dans les négociations nucléaires, tandis que l'Iran a intensifié ses activités d'enrichissement d'uranium, portant ce taux jusqu'à 60 %.

L'AVERTISSEMENT DE GROSSI

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, lors d'une visite en Iran en décembre 2024, a rencontré les autorités du pays et a souligné la nécessité d'une nouvelle feuille de route nucléaire. M. Grossi a déclaré : « Le PAGC n'existe plus et nous avons besoin de plus. L'Iran enrichit l'uranium à un niveau presque militaire. C'est pourquoi nous devons trouver une voie différente. »