Première visite ministérielle britannique à Damas en 14 ans
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a rencontré le président syrien Ahmed al-Shara à Damas. Il s'agit de la première visite au niveau ministériel effectuée par le Royaume-Uni à Damas après une interruption de 14 ans.
İHA
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, est arrivé à Damas, la capitale syrienne. Le ministre Lammy a été reçu au Palais du Peuple par le président syrien Ahmed al-Shara. Lors de l'entretien, les développements régionaux et internationaux ont été abordés, ainsi que les moyens de renforcer les relations bilatérales et la coopération. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a déclaré : "J'ai salué les progrès réalisés (en Syrie) et souligné la nécessité d'une transition politique inclusive et représentative. Le Royaume-Uni est prêt à soutenir le nouveau gouvernement syrien".
Dans un communiqué, le ministère britannique des Affaires étrangères a précisé qu'il s'agissait de la première visite d'un ministre britannique en Syrie après 14 ans. Il a été indiqué que le Royaume-Uni rétablissait ses relations diplomatiques avec la Syrie. Il a été annoncé que le Royaume-Uni fournirait une aide de 94,5 millions de livres sterling pour la reconstruction, l'éducation et l'aide humanitaire, ainsi que 2 millions de livres sterling pour la destruction des armes chimiques.
Par ailleurs, le gouvernement britannique avait levé en avril dernier les sanctions visant certaines institutions syriennes, y compris des ministères et des médias, afin d'aider à la reconstruction du pays après la chute de Bachar el-Assad en décembre. Il y a quelques semaines, il avait également retiré 24 entreprises syriennes, principalement des banques et des compagnies pétrolières, de sa liste de sanctions.
La nouvelle administration syrienne tente de reconstruire l'économie et les infrastructures effondrées du pays après une guerre civile qui a duré près de 14 ans et causé la mort d'un demi-million de personnes.