Proposition de destitution de Javier Milei en Argentine : bagarre au Congrès... Les journalistes manifestent pour leur collègue
En Argentine, une tentative d'engager une procédure de destitution contre le président Javier Milei a provoqué le chaos au Congrès. Les débats entre les députés de l'opposition et les membres du parti au pouvoir ont rapidement dégénéré en bagarre. Devant le bâtiment du Congrès, des journalistes ont organisé une manifestation pour protester contre les blessures infligées à l'un de leurs confrères.
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Les allégations liant Milei à un scandale de cryptomonnaies ont conduit l'opposition à lancer une procédure de destitution contre le président. Il a été noté que le parti au pouvoir a bloqué l'ouverture de cette procédure. Alors qu'une bagarre éclatait entre les députés de la majorité et de l'opposition au Congrès argentin, des journalistes ont manifesté devant le bâtiment du parlement pour soutenir le journaliste Pablo Grillo, grièvement blessé lors de manifestations anti-gouvernementales.
Les journalistes rassemblés devant le Congrès ont exprimé leur indignation face aux blessures graves subies par le photojournaliste Grillo. Ce dernier a été hospitalisé après avoir été touché à la tête par une cartouche de gaz lacrymogène lors de l'intervention des forces de sécurité alors qu'il couvrait une manifestation de retraités. En signe de protestation, les manifestants ont accroché leurs appareils photo aux grilles du bâtiment du Congrès pour dénoncer le fait que leurs collègues soient pris pour cibles.
Des organisations de défense de la liberté de la presse ont condamné l'incident, appelant à ce que les responsables rendent des comptes et à une meilleure protection des journalistes. L'état de santé de Grillo est jugé critique.
LES RÉACTIONS AUX MESURES DE MILEI S'INTENSIFIENT
La manifestation des retraités organisée mercredi a été le théâtre de violences. Il a été annoncé que des supporters de football et des syndicats s'étaient joints aux retraités rassemblés pour protester contre les mesures d'austérité. Les forces de sécurité sont intervenues contre les manifestants avec des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Au moins 20 personnes ont été blessées et 124 ont été placées en garde à vue lors des affrontements. 114 des personnes arrêtées ont été libérées par la suite.
Selon les informations du Buenos Aires Times, alors qu'une partie des manifestants lançait des pierres et des grenades assourdissantes sur la police, d'autres scandaient des slogans de manière pacifique. Les images en provenance d'Argentine montrent un véhicule de police et une moto en feu, ainsi que des barricades érigées dans les rues avec des décombres.
Tandis que les autorités gouvernementales affirment que des hooligans se trouvaient parmi les manifestants, les opposants à Milei soutiennent que les forces de sécurité ont fait un usage excessif de la force. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir un policier pousser une femme âgée au sol. Dans une autre vidéo, on entend un policier crier : « Venez ici, les gauchistes ! ».