Protestation à coups de tomates au Parlement : les députés en viennent aux mains

Des députés partisans de l'ancien président bolivien Evo Morales ont lancé des tomates sur le vice-président David Choquehuanca alors qu'il s'approchait de la tribune pour prendre la parole.

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Une protestation à coups de tomates a eu lieu au Parlement bolivien.

Les députés du Mouvement vers le socialisme (MAS), qui soutiennent l'ancien président Evo Morales, ont lancé des tomates sur le vice-président David Choquehuanca lorsque celui-ci est monté à la tribune du Parlement.

IL N'A PAS PU PRONONCER SON DISCOURS, LE PARLEMENT A SOMBRÉ DANS LE CHAOS

À la suite de cet incident, M. Choquehuanca a été contraint de quitter le Parlement sans pouvoir prononcer son discours. Entre-temps, une altercation a éclaté entre les partisans de Morales et les députés du parti au pouvoir.

Le président Luis Arce a déclaré dans un communiqué que les partisans de Morales avaient commis un acte de « vandalisme » au sein du Parlement.

M. Arce a affirmé : « (En faisant référence à Morales) L'Evisme a montré une fois de plus à notre pays, par ces actions, qu'il n'a aucune volonté de dialogue. Ce qui s'est passé aujourd'hui ne représente pas le sentiment du peuple bolivien. »

DÉCLARATION DE MORALES

De son côté, Morales a accusé Arce de trahison dans une déclaration sur son compte de réseau social, affirmant : « Il avait promis de redresser l'économie mais il l'a aggravée, il s'était engagé à respecter les institutions mais il a causé leur destruction, il avait promis la transparence mais il a pratiqué la corruption. »

Par ailleurs, Morales a annoncé qu'il mettait fin à la grève de la faim qu'il avait entamée il y a 6 jours dans le but de convaincre le gouvernement d'entamer un dialogue avec eux.

QUE S'ÉTAIT-IL PASSÉ ?

En Bolivie, des manifestants protestant contre le mandat d'arrêt émis le 11 octobre à l'encontre de l'ancien président Morales avaient bloqué les autoroutes pendant 19 jours.

Les manifestants, qui réclamaient la démission du président Arce, avaient exigé l'annulation du mandat d'arrêt.

Le 28 octobre, Morales avait été la cible d'une attaque armée alors qu'il se rendait de la ville de Villa Tunari à Lauca pour se rendre à la station de radio des producteurs de coca.

Affirmant avoir été la cible d'une attaque armée alors qu'il était en déplacement et que son véhicule avait été touché par au moins 14 balles, Morales avait annoncé que son chauffeur avait été blessé.

Accusant le président bolivien Arce de l'attaque, Morales avait déclaré : « Arce restera connu comme le pire président de l'histoire. Tirer sur un ancien président est la ligne rouge à ne pas franchir. »

Après l'incident, des centaines de policiers étaient intervenus contre les manifestants après que les partisans de Morales eurent bloqué les routes dans le centre du pays.

Un mandat d'arrêt avait été émis contre Morales, accusé par le parquet de « viol, traite d'êtres humains et trafic », afin qu'il puisse être entendu.