Réaction du président brésilien Lula face à Elon Musk : « Nous ne sommes pas obligés de supporter les discours d'extrême droite de Musk »
La tension monte au Brésil entre le gouvernement et la plateforme de médias sociaux X (anciennement Twitter), propriété d'Elon Musk. Le président Luiz Inácio Lula da Silva a déclaré que cette crise montre qu'il n'y a « aucune obligation pour le monde de supporter les discours d'extrême droite de Musk ».
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La tension autour de la plateforme « X » entre le Brésil, pays d'Amérique du Sud, et le milliardaire Elon Musk se poursuit. Le président Luiz Inácio Lula da Silva s'est exprimé sur le sujet auprès de CNN Brésil, alors que la Cour suprême a voté à l'unanimité le blocage de l'accès à X dans le pays en raison du refus de la plateforme de nommer un représentant légal.
Selon le journal The Guardian, le président Lula da Silva, faisant référence au propriétaire de X, a déclaré que la crise de « X » au Brésil pourrait apprendre au monde qu'il n'y a « aucune obligation de supporter l'extrême droite gratuite de Musk pour tout le monde, simplement parce qu'il est riche ». De son côté, Elon Musk a publié un message mardi 3 septembre appelant à une manifestation samedi, affirmant que les Brésiliens « marcheraient pour la liberté, protesteraient contre l'érosion juridique et défendraient la liberté d'expression » face à la décision de blocage.
MUSK AVAIT SOUTENU LES PARTISANS DE BOLSONARO
La veille, Musk avait partagé une publication concernant une marche des partisans de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro. Après l'élection de Lula à la présidence, les partisans de Bolsonaro avaient pris d'assaut plusieurs bâtiments publics, notamment le Congrès, et une enquête avait été ouverte contre Bolsonaro pour « tentative de coup d'État ». Dans sa publication, Musk a affirmé, en faisant référence aux partisans de Bolsonaro, que les « patriotes brésiliens » allaient « déferler » dans le centre financier de São Paulo, précisant que les manifestants exigeraient la destitution du juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, qui a ordonné le blocage de l'accès à X.
Musk a également qualifié le blocage de l'accès à X de partie d'un « complot gauchiste dictatorial mené par Moraes, visant à faire taire les voix conservatrices dans le pays ».
QUE S'EST-IL PASSÉ ?
Au Brésil, la Cour suprême avait exigé de X la fourniture de données sur certaines personnes et le blocage de certains comptes dans le cadre de l'enquête sur la « tentative de coup d'État » menée contre Bolsonaro. Musk n'a pas accédé à cette demande de la cour et a fermé le bureau de X au Brésil. La Cour suprême du Brésil avait donné à X un délai de 24 heures pour nommer un représentant légal dans le pays, annonçant qu'à défaut, une interdiction d'accès à la plateforme serait imposée.