Révolte dans 7 prisons en Équateur
En Équateur, pays d'Amérique du Sud, le nombre de gardiens pris en otage à la suite d'une révolte dans 7 prisons a été annoncé à 178.
AA
Dans un communiqué, le Service national de prise en charge intégrale des personnes privées de liberté (SNAI) a indiqué que le nombre de gardiens pris en otage lors de la révolte du 8 janvier dans 7 prisons par des membres d'organisations criminelles s'élevait à 178.
Le communiqué précise que la vie des gardiens est en danger dans les prisons de Machala, Loja, Cuenca, Azogues, Latacunga, Ambato et Esmeraldas, où les mutineries ont éclaté, et ajoute que des négociations sont en cours pour obtenir leur libération.
L'armée et la police, qui ont mis en place d'importantes mesures de sécurité autour des établissements pénitentiaires, mènent des opérations par intermittence.
Il est estimé que le chef de gang surnommé "Fito", Adolfo Macias Salazar, ainsi que plusieurs autres détenus, se sont évadés des prisons pendant ces mutineries.
L'état d'urgence avait été déclaré
Le gouvernement équatorien, confronté depuis quelque temps à une crise sécuritaire dans tout le pays, avait déclaré le 9 janvier l'état d'urgence pour une durée de 60 jours, suite à l'évasion du chef de gang surnommé "Fito" et de plusieurs détenus de la prison de la ville de Guayas, suivie d'attaques à la bombe contre des véhicules de police.
Dans le cadre de l'état d'urgence, un couvre-feu a été instauré entre 23h00 et 05h00. Après la décision d'état d'urgence, des organisations criminelles ont enlevé de nombreux policiers et incendié des véhicules.
Dans des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on pouvait voir des policiers, enlevés par des membres de gangs, suppliant le président Daniel Noboa de leur venir en aide alors qu'ils étaient tenus en joue.