Un site pour adultes devra verser des indemnités

Le propriétaire du site pour adultes Pornhub a accepté d'indemniser des femmes dont les vidéos ont été publiées sans leur consentement.

12punto

Selon une déclaration du bureau du procureur fédéral du district Est de New York, Breon Peace, la société mère du site, Aylo Holdings, a conclu un accord dans le cadre d'une enquête sur des transactions financières illégales, incluant des revenus issus du trafic sexuel.

L'accord exige que l'entreprise basée à Montréal verse plus de 1,8 million de dollars au gouvernement américain, en plus d'effectuer des paiements distincts aux femmes ayant subi des préjudices liés au trafic sexuel. 

De plus, un observateur indépendant sera nommé auprès de l'entreprise pour une durée de trois ans, à l'issue de laquelle les poursuites seront abandonnées.

Dans sa déclaration, M. Peace a affirmé : "Nous espérons que cette décision, qui inclut des paiements spécifiques aux femmes dont les images ont été diffusées sur les plateformes de l'entreprise ainsi qu'une surveillance indépendante, apportera un certain soulagement aux personnes affectées."

Le chef du bureau du FBI à New York, James Smith, a déclaré qu'Aylo Holdings avait "réalisé des profits injustes en ignorant" les victimes qui avaient informé l'entreprise qu'elles avaient été trompées et contraintes à participer aux vidéos.

Les procureurs ont indiqué qu'Aylo avait accepté d'indemniser les victimes, mais que les détails concernant les personnes éligibles et les modalités de demande seraient annoncés prochainement.

Les accusations découlaient du rôle d'Aylo dans l'hébergement des vidéos sur ses serveurs et l'acceptation de paiements provenant de GirlsDoPorn.

Les exploitants de cette société de production pornographique, aujourd'hui dissoute, ont été condamnés pour une série de crimes liés au trafic sexuel, notamment pour avoir contraint de jeunes femmes à réaliser des actes sexuels devant la caméra, puis pour avoir diffusé ces contenus sur Pornhub et d'autres sites pour adultes sans leur consentement.

Par ailleurs, l'Union européenne (UE) avait décidé d'imposer des règles plus strictes à "Xvideos", "Pornhub" et "Stripchat", qui figurent parmi les sites pornographiques les plus consultés au monde.