Une première nationale au Japon

Les avions de combat de la Force aérienne d'autodéfense japonaise (ASDF) ont effectué pour la première fois des exercices de décollage et d'atterrissage sur un aéroport civil.

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Dans le cadre des exercices « Défense du Japon », organisés tous les deux ans, l'ASDF a utilisé pour la première fois des aéroports civils à travers le pays.

Selon ce scénario, en cas d'attaque ennemie rendant les bases de l'ASDF inutilisables, les aéroports civils ont été privilégiés pour la première fois.

Quatre avions de combat F-2 de la base aérienne de Tsuiki, située dans la préfecture de Fukuoka au sud-ouest, ont atterri à l'aéroport voisin d'Oita avant de se diriger vers le tarmac.

Après avoir été ravitaillés en carburant par un camion-citerne commercial, de manière similaire à un avion de ligne ordinaire, les F-2 ont redécollé deux heures plus tard.

Il a été rapporté que quatre avions de combat F-15 ont également participé aux exercices de décollage et d'atterrissage à l'aéroport de Tokunoshima, situé à Kagoshima, dans le sud du pays.

L'ASDF prévoit de mener des exercices de décollage et d'atterrissage similaires au cours de la semaine à l'aéroport d'Okayama et à l'aéroport d'Amami.

Ces exercices ont été organisés dans le cadre de l'« utilisation des aéroports et ports civils en cas d'urgence », une mesure inscrite dans les trois doctrines nationales mises à jour l'année dernière.

« CONTRE-ATTAQUE »

Le gouvernement japonais avait annoncé en décembre 2022 la mise à jour de trois doctrines nationales : la « Stratégie de sécurité nationale », les « Principes de défense nationale » et le « Programme de défense à long terme ».

Conformément à ces doctrines mises à jour, la Chine a été qualifiée de « plus grand défi stratégique », tandis que la Corée du Nord a été décrite comme une « menace plus grave et plus immédiate qu'auparavant ».

Il a été noté que le Japon « ne pourrait pas faire face, par la seule défense antimissile, à une situation où des pays comme la Chine et la Corée du Nord réapprovisionneraient massivement leurs arsenaux de missiles ».

En termes de capacités, il a été acté que le Japon a « besoin d'acquérir la capacité d'effectuer des contre-attaques efficaces sur le territoire ennemi, en tant que mesure minimale d'autodéfense ».

Conformément à cette doctrine, en cas d'urgence, le Japon pourra acquérir des capacités militaires lui permettant de mener des « contre-attaques directes sur le territoire d'un autre pays » afin de dissuader toute agression.