Çetin Sağsöz écrit : Nommer des membres à la Commission constitutionnelle...
Le politologue Çetin Sağsöz écrit... Nommer des membres à la Commission constitutionnelle...
12punto
S'agit-il d'un « apaisement » ou d'une « normalisation » ?
Ou est-ce tout simplement se moquer ouvertement de l'intelligence du peuple ?
Hier encore, vous disiez : « Nous sortons le carton rouge », « S'il n'y a pas 30, nous ne sommes pas là »...
Mais nous voyons bien que vous n'avez pas disparu, Özgür Özel, et que vous n'avez pas non plus défendu les valeurs de la République avec détermination.
N'oubliez pas :
Ce peuple ne permettra jamais que les principes fondamentaux de la République deviennent un objet de marchandage !
Alors, ne peut-on pas poser la question suivante :
S'il y avait eu de l'argent, n'auriez-vous pas réellement augmenté les retraites, Monsieur le Président ?
Et maintenant...
Ils sont sortis ; ils mettent en scène le théâtre de « nous rédigeons une constitution » avec la performance d'un enfant d'un an et demi qui chausse du 32.
Et dans cette pièce, les figures au sein du CHP se voient attribuer un rôle de figurants !
Et des membres sont nommés à la commission en toute discrétion...
Ce tableau n'est pas du tout étranger :
Il rappelle l'héritage de ceux qui, par le passé, ont provoqué de grandes ruptures en disant « pas assez, mais oui ».
Le fait que le CHP nomme des membres à cette commission a créé une profonde méfiance à la base et a gravement endommagé les dynamiques internes du parti.
La question qu'il faut maintenant poser est la suivante :
Pourquoi le CHP s'est-il lancé dans ce marchandage ?
En échange de quoi participe-t-il à cette commission ?
N'était-il pas le premier parti ?
N'était-il pas censé agir en fonction de sa force représentative ?
Mais il semble que ce mouvement soit : soit le prolongement d'un accord de « nullité absolue » passé avec l'AKP,
Soit une manœuvre tactique pour masquer les fortes pressions exercées sur les municipalités...
Nous verrons bientôt plus clairement les réponses à ces questions.
Mais une chose est sûre :
Le prix des complots ourdis contre Kemal Kılıçdaroğlu et de ceux qui ont poignardé le parti dans le dos sera payé un jour ou l'autre.
À la fois politiquement et devant la conscience de l'histoire !
Maintenant, la question la plus critique est :
Qui entrera dans cette commission ?
De vrais députés kémalistes ?
Ou ceux qui, présentés comme étant « d'origine DEM », tournent le dos aux principes républicains à la première occasion ?
Ces questions ne sont plus seulement celles des électeurs du CHP, mais celles de tous ceux qui se soucient du destin de ce pays.
Car il ne s'agit pas seulement d'un débat interne au parti...
Cette question concerne directement l'avenir du régime républicain !