Uğur Dündar prend la défense de Hafize Gaye Erkan : « En raison de son amour pour sa patrie... »

Le chroniqueur de Sözcü, Uğur Dündar, a pris la défense de la gouverneure de la Banque centrale de la République de Turquie, Hafize Gaye Erkan, critiquée pour ses propos sur les loyers.

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La gouverneure de la Banque centrale de la République de Turquie, Hafize Gaye Erkan, avait déclaré dans une interview accordée à Ahmet Hakan, rédacteur en chef du journal Hürriyet, connu pour sa proximité avec le pouvoir : « Nous n'avons pas pu trouver de maison à Istanbul. C'est extrêmement cher. Nous nous sommes installés chez mes parents, nous restons avec eux ».

Ces propos de Hafize Gaye Erkan, dont le salaire brut est de 161 000 TL hors primes mensuelles, ont suscité des réactions.

Le chroniqueur de Sözcü, Uğur Dündar, a pris la défense de la présidente de la Banque centrale de la République de Turquie (TCMB), Hafize Gaye Erkan, qui a fait l'objet de critiques suite à ses déclarations. 

S'exprimant via son compte de réseau social, Uğur Dündar a déclaré ce qui suit :

« En voyant ce qui est écrit sur la présidente de la Banque centrale, Gaye Erkan, je donne une fois de plus raison à Confucius qui disait : "Celui qui pense mal est mauvais".

Pourtant, s'ils faisaient quelques recherches - comme je l'ai fait -, ils verraient qu'elle gagnait des millions de dollars chaque année aux États-Unis et qu'elle recevait un million de dollars rien qu'en jetons de présence pour ses réunions au conseil d'administration.

Ils apprendraient que ses parents l'accompagnent chaque matin à 08h00 à la Banque centrale pour qu'elle puisse allaiter son bébé de 14 mois, et qu'ils y restent jusqu'à 02h00 du matin.

Ils apprendraient qu'au cours de ces allées et venues, le bébé a lutté pendant 5 jours contre une forte fièvre et une diarrhée en réaction au vaccin contre la méningite, mais que durant cette période, la mère n'a jamais négligé ses fonctions. Ils comprendront que, alors que beaucoup de nos valeurs font la course pour partir à l'étranger, Mme Gaye est revenue par amour pour sa patrie qui l'a formée et pour payer sa dette.

Ils se rendront compte que ni elle ni sa famille n'ont de comptes à rendre.

Et lorsqu'ils apprendront à la connaître, ils verront qu'ils avaient des préjugés négatifs à son égard et, à moins d'avoir totalement renoncé à leur humanité, ils en seront attristés !..

Et peut-être penseront-ils : "Pourquoi gaspillons-nous toujours nos valeurs qui sont si difficiles à former au lieu de les protéger ?"...

Une note pour ceux qui vont me lyncher parce que j'écris cela avec courage : je n'ai pas la moindre proximité avec Gaye Erkan et sa famille. Je n'ai jamais été aux côtés des membres de la famille Erkan. J'ai écrit ces lignes en écoutant la voix de ma conscience. »