Allégations de fraude lors des élections de la Confédération des chefs de quartier : vive réaction du CHP
Des allégations de fraude ont entaché les élections à la présidence de la Confédération des chefs de quartier de Turquie (Muhtarlar Konfederasyonu). Il est avancé qu'Osman Aydemir et Hamdi Demir, candidats respectivement à Istanbul et à Konya, auraient été contraints de retirer leur candidature sous la pression du ministère de l'Intérieur. Murat Bakan, du CHP, a qualifié cette situation de partie intégrante des préparatifs du pouvoir en vue des prochaines élections.
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La Confédération des chefs de quartier de Turquie est au cœur d'une polémique après des allégations selon lesquelles les candidats Osman Aydemir, pour Istanbul, et Hamdi Demir, pour Konya, auraient retiré leur candidature à la suite d'une intervention du ministère de l'Intérieur avant l'élection à la présidence.
Le vice-président du CHP chargé du ministère de l'Intérieur, Murat Bakan, a vivement réagi à ces accusations d'ingérence électorale.
ABUS DE POUVOIR
Murat Bakan a affirmé que le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, et le vice-président de la République ont abusé de leurs fonctions, déclarant :
« Même l'élection à la présidence de la Confédération des chefs de quartier de Turquie a été entachée par les manœuvres du Palais. Les allégations concernant l'intervention du ministre de l'Intérieur nécessitent des explications. Il est dit que le ministre a fait retirer leur candidature aux prétendants et qu'il a exercé des pressions sur les chefs de quartier pour favoriser l'élection du président de la Fédération d'Istanbul. Ali Yerlikaya a-t-il réussi à lutter contre les organisations criminelles pour qu'il s'immisce désormais dans les élections de la confédération des chefs de quartier ? »
« MÊME LES DERNIERS FRAGMENTS DE DÉMOCRATIE SONT DÉTRUITS »
Accusant le ministre de l'Intérieur et le vice-président de la République d'avoir fait pression pour assurer la victoire d'un candidat spécifique, M. Bakan a ajouté :
« Alors que le pays est confronté à de graves problèmes tels que la crise économique, les difficultés sociales, l'augmentation des taux de criminalité et la question de l'État de droit, le fait que le pouvoir se préoccupe de telles élections locales témoigne d'une perte de sens des responsabilités. Le peuple attend des dirigeants qu'ils apportent des solutions à ces problèmes, et non qu'ils manipulent la volonté des chefs de quartier. »
UNE PARTIE DES PRÉPARATIFS POUR LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES
M. Bakan a souligné que cet événement ne jette pas seulement le discrédit sur la compétition démocratique des chefs de quartier, mais qu'il s'inscrit également dans les préparatifs du pouvoir pour les élections générales :
« Le Palais est pressé de désigner même le président de la confédération des chefs de quartier. Nous ne considérons pas cette situation simplement comme une mise sous tutelle de la fédération des chefs de quartier, mais comme une partie des préparatifs du Palais pour les prochaines élections générales. De telles interventions du pouvoir visent à détruire jusqu'aux derniers fragments de démocratie. La volonté du peuple ne peut être le jouet d'aucune autorité. »