Appel du CHP à Numan Kurtulmuş : mise en garde contre le « dynamitage du processus »
Lors de la huitième réunion de la commission parlementaire mise en place pour le nouveau processus d'ouverture, le vice-président du groupe CHP, Murat Emir, a attiré l'attention sur l'intervention policière à Istanbul et l'utilisation de gaz lacrymogène contre des députés, appelant le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, à rompre son silence et à prendre position.
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La huitième réunion de la Commission pour l'unité nationale, la solidarité et la démocratie, établie dans le cadre du processus d'Imralı, s'est tenue au Parlement. Avant de prononcer son discours d'ouverture, le président de la TBMM, Numan Kurtulmuş, a donné la parole au vice-président du groupe CHP, Murat Emir.
L'INTERVENTION DE LA POLICE AU CŒUR DES DÉBATS
L'intervention policière survenue lors de l'entrée au siège provincial du CHP à Istanbul de Gürsel Tekin, nommé administrateur provisoire, a été portée à l'ordre du jour de la commission. Alors que la police ouvrait la voie à Tekin, elle est intervenue avec du gaz lacrymogène contre des députés élus, allant jusqu'à interdire le passage de véhicules affectés à la TBMM.
L'absence de déclaration de la part du président de la TBMM, M. Kurtulmuş, suite à ces événements, avait suscité la réaction de l'opposition.
Lors de son intervention en commission, le député CHP Murat Emir a appelé M. Kurtulmuş à réagir, affirmant que ce silence ne pouvait perdurer. « Ce sujet doit absolument être abordé au sein de la commission. Sinon, la fonction de député perd tout son sens », a-t-il déclaré.
PROPOSITION DE PUBLIER UNE DÉCLARATION COMMUNE
M. Emir a demandé la publication d'une déclaration commune avec la participation de tous les partis politiques. Dans son discours, il a ajouté : « Je demande à cette commission d'identifier, de critiquer et d'avertir les responsables de cette agressivité, en particulier concernant les actes commis contre les députés à Istanbul. »
MISE EN GARDE CONTRE LE « DYNAMITAGE DU PROCESSUS »
Soulignant que le silence face à l'intervention policière aurait de graves conséquences pour le processus d'Imralı, M. Emir a déclaré :
« Si cette agression est tolérée, si elle est ignorée ou étouffée, ne serons-nous pas en train de dynamiter, d'une certaine manière, cette commission qui est elle-même une attaque contre la démocratie ? »