Attaque contre une tente installée pour une campagne de signatures à Samsun !

Dans le district de Bafra à Samsun, la présidente de la branche féminine du CHP, Hülya Bayraktar, et une membre du parti, Leyla Demir, ont été agressées physiquement lors d'une campagne de signatures lancée par le CHP en faveur d'Ekrem İmamoğlu. Le CHP a vivement réagi face à ces attaques et au langage politique employé.

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Dans le district de Bafra, à Samsun, la présidente de la branche féminine du CHP, Hülya Bayraktar, et une membre du parti, Leyla Demir, ont été victimes d'une agression physique et de jets de pierres par deux individus hier, alors qu'elles se trouvaient au stand de signatures mis en place pour demander la libération du candidat à la présidence du CHP, Ekrem İmamoğlu. Les membres du CHP ont exprimé leur indignation face à cette attaque lors d'une déclaration devant la direction de la sécurité de Bafra.

"NOUS REJETONS CETTE MENTALITÉ QUI ENCOURAGE LA VIOLENCE"

Le président du CHP pour la province de Samsun, Mehmet Özdağ, a déclaré :

"Cette attaque n'est pas seulement dirigée contre nos membres, mais aussi contre la démocratie, la liberté d'expression et la volonté du peuple. Le langage utilisé depuis longtemps par ceux qui dirigent le pays contre leurs opposants politiques, en particulier contre le premier parti de Turquie, le Parti républicain du peuple (CHP), et contre Monsieur Özgür Özel, et notamment l'usage récent du terme 'téléf' (extermination/perte), a trouvé son écho dans la rue aujourd'hui sous la forme d'une agression. Nous rejetons cette mentalité qui encourage la violence. Nous constatons que ceux qui sont encouragés par ce langage incitant à la violence ne sont désormais plus capables de tolérer le moindre recours aux droits démocratiques et juridiques. Ce qu'il faut remettre en question ici, c'est le système qui transforme deux jeunes femmes en deux agresseurs.

Il ne faut pas oublier que notre campagne de signatures, lancée avec le slogan 'Nous voulons notre candidat à nos côtés et les urnes devant nous' pour la libération de notre président Ekrem, dont la candidature à la présidence a été confirmée par les votes de 15,5 millions de personnes, se poursuivra sans peur, sans relâche et sans abandon, ni à Samsun ni dans tout le pays, malgré ce type d'attaques."

Hülya Bayraktar, présidente de la branche féminine du CHP à Bafra, agressée lors de l'incident, a déclaré : "Je suis profondément attristée de vivre une telle chose dans notre lutte pour le droit, la loi et la justice. Nous poursuivrons notre combat. Nous ne céderons pas, nous n'aurons pas peur. J'ai été attaquée dès mon arrivée. J'ai été traînée par les cheveux. J'ai reçu des coups de pied."

"CELA SUSCITE LE SENTIMENT QUE D'ÉVENTUELLES ATTAQUES SE POURSUIVRONT"

Le député du CHP pour Samsun, Murat Çan, a quant à lui déclaré :

"Cette attaque suscite chez l'ensemble de notre société le sentiment que les agressions passées et les probables attaques futures vont se poursuivre. Le fait que cela se produise après que Monsieur le Président a utilisé le terme 'téléf' à la sortie d'un enterrement il y a 4 ou 5 jours, et qu'aujourd'hui, encouragées par cette attaque, deux jeunes femmes aient exercé une violence physique grave sur deux de nos membres et dirigeantes, montre bien le point atteint par le langage politique ces derniers temps.

D'un côté, ceux qui prétendent que cette attaque, tout comme celle menée contre notre président, est une attaque contre toute la démocratie, et qui la condamnent avec violence et haine, envoient en même temps un signal aux citoyens avec des expressions suggérant qu'ils auraient dû en tirer une leçon. Nous en avons vécu les conséquences ici tous ensemble. Nous remercions chaleureusement nos avocats. Notre président de district, qui était hors de la ville aujourd'hui, s'est rapidement rendu à Bafra. Nous suivrons cette affaire de près."