« Avertissement » de Nagehan Alçı au CHP sur les administrateurs judiciaires : « Le CHP tombe dans un piège »

La journaliste Nagehan Alçı s'est exprimée sur le processus de nomination d'administrateurs judiciaires (kayyum), qui a débuté avec la municipalité CHP d'Esenyurt et s'est poursuivi avec les municipalités DEM de Mardin, Batman et Halfeti. Alçı a commenté : « Le CHP est peut-être en train de se suicider. »

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La journaliste Nagehan Alçı, dans un article consacré à la nomination d'administrateurs judiciaires, d'abord à la municipalité CHP d'Esenyurt, puis aux municipalités de Mardin, Batman et Halfeti, a fait référence au déplacement du président du CHP, Özgür Özel, à Mardin.

« L'ALLIANCE AVEC LE DEM A TOUJOURS ÉTÉ PERDANTE »

« Je trouve cette vague de nominations d'administrateurs judiciaires extrêmement dangereuse et contraire à la démocratie », a déclaré Alçı, écrivant aujourd'hui ce qui suit :

« S'il existe des allégations graves liées au terrorisme, elles doivent bien sûr être examinées dans le cadre de la loi. Mais pourquoi maintenant, si soudainement ? Et pourquoi ne procède-t-on pas à des élections au sein des conseils municipaux pour remplacer les personnes déchues de leurs fonctions ?

Je comprends et je trouve louable la lutte acharnée menée par le CHP contre la vague qui a commencé avec Esenyurt. Mais après un certain temps, tout comme avant les élections du 14 mai, la perception d'une lutte pour la démocratie pourrait laisser place à celle d'un soutien au terrorisme.

Le CHP, qui donne une image de plus en plus proche du DEM, tombe dans un piège. L'alliance avec le DEM a toujours été perdante.

« ÖZGÜR ÖZEL VA PERDRE LES VOIX DE SA PROPRE BASE »

Surtout après les références de Tuncer Bakırhan à Şeyh Sait et Seyit Rıza lors du meeting commun avec le CHP hier à Mardin... On ne pouvait sans doute pas offrir de meilleur matériel à l'Alliance populaire (Cumhur İttifakı).

Si le CHP continue de donner une image commune avec le parti DEM, les fissures internes vont s'agrandir. En essayant de gagner les voix du « camp adverse », Özgür Özel finira par perdre celles de sa propre base. C'est une balance extrêmement frustrante entre populisme et supériorité morale. »