Déclaration de la Direction générale de la sécurité sur les « brouilleurs » : « L'utilisation par les municipalités n'est pas légale »

La Direction générale de la sécurité a répondu par une déclaration écrite à la polémique sur les « brouilleurs » (jammers), née après la diffusion d'images de valises lors de l'entrée du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, et de son équipe dans un hôtel. La police a souligné que l'utilisation de brouilleurs par les municipalités était contraire à la loi.

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Les images de valises captées par des caméras de surveillance lors de l'entrée du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, et de son entourage dans un hôtel ont suscité des débats au sein de l'opinion publique.

Des personnalités du CHP avaient affirmé que les valises contenaient des dispositifs de brouillage, une situation qui a eu un large écho. Face à l'ampleur de la polémique, la Direction générale de la sécurité a publié une déclaration écrite fournissant des informations détaillées sur le sujet.

Dans la déclaration faite par la Direction générale de la sécurité, le cadre juridique de l'utilisation des brouilleurs a été clairement établi. La déclaration contient les points suivants :

« Il a été jugé opportun de faire les déclarations suivantes concernant les procédures d'utilisation et les sanctions pénales relatives aux brouilleurs de fréquences (jammers), suite aux informations parues dans certains organes de presse le 27.04.2025.

L'article 2, paragraphe 3, de la loi n° 5809 sur les communications électroniques stipule que les Forces armées turques, le Commandement général de la gendarmerie, le Commandement des garde-côtes, ainsi que le ministère des Affaires étrangères, la Présidence des télécommunications, l'Organisation nationale du renseignement (MİT) et la Direction générale de la sécurité, dont les domaines de compétence sont définis par les décrets présidentiels pertinents, sont autorisés à utiliser des brouilleurs de fréquences (jammers) dans le cadre de leurs missions de maintien de l'ordre public et de sécurité nationale. »

Dans sa déclaration, la police a souligné que les municipalités ne figurent pas parmi ces institutions. Il est précisé que « les maires et les municipalités ne font pas partie des personnes, institutions et organisations autorisées à utiliser des brouilleurs de fréquences (jammers) en vertu de la loi n° 5809 ».

Par ailleurs, il a été indiqué que l'utilisation de brouilleurs de fréquences par des personnes ou des institutions non autorisées pour interrompre les communications constitue un délit conformément à l'article 124 du Code pénal turc.

La Direction générale de la sécurité a également noté qu'aucune formation relative à l'utilisation de dispositifs de brouillage n'a été dispensée à ses propres unités de protection, précisant que l'institution ne mène aucun processus de formation officiel à ce sujet.