Déclaration du Gelecek et du Saadet sur la « crise judiciaire » : Un coup porté à notre ordre juridique
Le président du parti Gelecek, Ahmet Davutoğlu, et le président du parti Saadet, Temel Karamollaoğlu, ont fait une déclaration concernant la crise judiciaire lors d'une conférence de presse au Parlement turc. Dans une déclaration commune, les deux partis ont affirmé : « Il s'agit d'un coup porté à notre ordre juridique, nous soutenons la Cour constitutionnelle ».
12punto
La 3e chambre pénale de la Cour de cassation a décidé de ne pas se conformer à l'arrêt de la Cour constitutionnelle (AYM) qui avait conclu à une violation des droits du député emprisonné Can Atalay, et a déposé une plainte contre les membres de la Cour constitutionnelle.
Le président du parti Saadet, M. Karamollaoğlu, et le président du parti Gelecek, M. Davutoğlu, ont tenu une conférence de presse au Parlement pour réagir à la plainte déposée par la Cour de cassation contre les membres de la Cour constitutionnelle.
Points saillants des déclarations de M. Davutoğlu :
« Il s'agit d'un coup porté à notre ordre juridique. Le droit au recours individuel fait partie intégrante des droits de l'homme. L'ordre de l'État repose sur des traditions. Avons-nous déjà vu, au cours de notre histoire démocratique, les décisions de la Cour constitutionnelle être ainsi remises en cause ? La raison de cette démarche est d'anéantir totalement l'indépendance de la justice et de rendre le droit au recours individuel dénué de sens.
Nous sommes aux côtés des membres de la Cour constitutionnelle. Nous sommes déterminés à agir avec tous les partis et les ONG pour protéger les valeurs démocratiques. Je pose la question au président de la Cour de cassation : la décision prise par la 3e chambre de la Cour de cassation représente-t-elle l'ensemble de l'institution ?
Manifester est un droit constitutionnel, nous y aurons recours si nécessaire. Nous espérons qu'il n'y aura pas besoin d'en arriver là.
Certains, en s'appuyant sur les bases de l'AKP, tentent de s'infiltrer dans l'État pour pérenniser un régime autoritaire »